Usine de Sublistatic International occupée par ses salariés dans le Pas-de-Calais © TF1/LCIA Pierre-Bénite, dans le Rhône, la production de l'usine du groupe chimique Arkema est arrêtée depuis mardi. Les salariés du site, où 226 postes sur 574 au total doivent être supprimés, se sont mis en grève. L'intersyndicale avait appelé à la mobilisation mardi afin de permettre aux salariés d'assister à un comité d'établissement extraordinaire, mais la CGT a également réclamé la poursuite du mouvement et l'occupation de l'usine ce mercredi.
"Nous appelons à la résistance et empêcherons les salariés d'entrer dans l'usine, dont la production sera de nouveau arrêtée", affirmait mardi soir Guy Commarmond, élu CGT et secrétaire du CE. Le délégué CFDT du site, Yves Gidon, a précisé que son syndicat ne soutenait pas ce mouvement.
30 postes maintenus sur 226 suppressions annoncées ?
Arkema a lancé un vaste plan de restructuration qui a conduit à des suppressions d'emplois, faisant passer les effectifs de 19.167 personnes fin 2004 à 17.044 fin 2006. Le 22 mars dernier, le groupe avait annoncé son projet d'arrêt des unités de production les moins performantes à Pierre-Bénite. Selon Arkema, le site affiche un niveau de pertes qui le met "gravement en péril". Fin mars, les salariés de Pierre-Bénite avaient déjà fait grève, avec occupation de leur usine, pendant une semaine.
Lors d'un comité central d'entreprise vendredi à Paris, la direction d'Arkema avait fait de nouvelles propositions aux salariés, qui ont été présentées mardi à Pierre-Bénite. Concernant le volet industriel, la fermeture de cinq ateliers est confirmée mais 30 postes sur les 226 initialement supprimés pourraient être maintenus, grâce à un recentrage sur les polymères fluorés. "Les salariés ont estimé que ce n'était pas suffisant", a affirmé Guy Commarmond. Quant au volet social du plan, la direction a proposé que 129 personnes bénéficient d'une cessation anticipée d'activité, et que 37 soient mutées sur d'autres sites Arkema et 50 chez Total, l'ancienne maison-mère.
"Tout ça, c'est de la théorie, il faut encore négocier", juge Yves Gidon. "Concernant les 87 personnes mutées, la direction s'était engagée à les transférer en Rhône-Alpes, or seule une vingtaine d'entre elles resteront effectivement dans la région", renchérit Guy Commarmond.
D'après agence
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