Xavier Bertrand veut "réformer" et "dialoguer"

le 24 mai 2007 à 11h12 , mis à jour le 24 mai 2007 à 13h54

Sur LCI, le ministre du travail a affirmé que le contrat "ne passera pas en force" et qu'il apportera "des garanties aux employeurs et aux salariés."

TF1-LCI, Xavier BertrandXavier Bertrand © LCI

En fixant des dates butoirs pour les négociations sur le service minimum et le contrat de travail unique, François Fillon avait provoqué mercredi de vives réactions de la part des syndicats. Tout en réaffirmant qu'il n'y aurait "pas d'ultimatum, ni de passage en force" sur le contrat de travail unique, le nouveau ministre du Travail, Xavier Bertrand, a tenu à souligner jeudi matin sur LCI, que "les Français ne veulent pas des réformes pendant cinq ans. Ils veulent un changement dans la clarté (...) et sans tarder."

Il a également précisé que "le contrat de travail unique ne sera pas un CNE (Contrat nouvelles embauches). Son but est la simplicité et la lisibilité, alors qu'il y a actuellement 38 contrats de travail." Il a enfin souligné que cette proposition phare de Nicolas Sarkozy qui vise à supprimer les CDD pour créer un contrat à durée indéterminée (CDI) d'un nouveau type "apportera des garanties aux employeurs et aux salariés".

La concertation pas éternelle

Quant au service minimum dans les transports, Xavier Bertrand a précisé son urgence tout en prônant le "dialogue et à la concertation" pour sa mise en place. "Nous avons à la fois la volonté de réformer et de dialoguer. L'un ne va pas sans l'autre."

Mercredi, le Premier ministre François Fillon a déclaré "donner aux organisations syndicales jusqu'à la fin de l'année pour travailler sur la question du contrat de travail unique. Le temps de la concertation n'est pas éternel et ne dépassera pas l'été pour le service minimum."

Un calendrier irréalisable et imposé

A l'annonce de cet agenda, les syndicats ont accusé le nouveau gouvernement de "caler leur calendrier entre eux." Selon Jean-Claude Mailly de FO, François Fillon "aurait été plus sage d'attendre. Il est indispensable que le gouvernement laisse négocier les partenaires sociaux. Ça fait partie des thèmes de discussion entre les syndicats et le patronat", a-t-il souligné. Même son de cloche pour Bernard Thibault qui a mis en cause la perspective de François Fillon, qu'il juge "irréaliste".

Tous doivent être reçus à l'Elysée à partir de vendredi. "Si on vient pour qu'on nous dise: voilà comment faire, ce n'est pas un débat, et si le calendrier nous est imposé, il n'y a pas de discussions", a réagi François Chérèque.

le 24 mai 2007 à 11:12
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1 Commentaires

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  • Tazou, le 24/05/2007 à 15h55

    Sont toujours en train de grogner les gauchos syndicos.... si ils leur faut l'eternité pour se mettre au boulot, c'est sur qu'une date limite leur fait pas plaisir... a quand la vraie representativité ???

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