3500 postes supprimés au Crédit Lyonnais

le 01 juin 2007 à 12h03 , mis à jour le 01 juin 2007 à 18h49

La direction du Crédit Lyonnais a annoncé jeudi matin en comité la suppression de 15% de ses effectifs. Elle affirme que les départs se feront sur la base du volontariat.

Le Crédit lyonnais banque logo © DR

La direction du Crédit Lyonnais (LCL) a annoncé  vendredi matin en comité central d'entreprise (CCE) un plan de suppressions de  3.519 postes d'ici 2010, a indiqué un syndicaliste CGT. Un porte-parole de la direction a précisé qu'"il n'y aura aucun licenciement", ces départs se faisant sur la base du "volontariat", notamment via des "préretraites".  "Ce chiffre va au delà de ce que nous redoutions et on peut aujourd'hui s'interroger sur la possibilité de développer le Crédit Lyonnais dans une telle situation", a déclaré Claude Moll, délégué syndical central CGT de LCL.

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La direction estime que 3000 collaborateurs devraient signer son accord "de  départ anticipé de fin de carrière" ouvert aux salariés de 57 ans et plus, d'un  coût total de 400 millions d'euros "intégralement financé par LCL". "Il correspond à une forte attente des salariés potentiellement concernés",  assure-t-elle.

"On se doit nous d'être plus compétitifs"

Selon le responsable syndical, "les nouvelles suppressions de postes  concerneront la direction centrale (1.032), les services après-vente (1.139), la  banque de réseaux (1.264) et les directions de marchés des entreprises (84)". "On ne touche pas du tout aux commerciaux, aux directeurs d'agence, on ne  fermera pas une agence", a de son côté assuré la direction. La CGT avait déjà dénoncé l'année dernière une "dégradation des conditions de travail" à LCL, rappelant que les effectifs étaient passés "de 33.000 à 25.000 salariés" depuis le rachat du Crédit Lyonnais par le Crédit Agricole en 2003.

Ces 3.519 départs, "c'est un objectif cible qui va s'échelonner sur 3 ans et  demi, quatre ans, face à des conditions de marché qui font que la banque de  détail en France est dans une situation qui n'est pas aussi florissante que ce  qu'elle a connue : il faut que l'on s'adapte à une situation à la fois économique  et aux exigences accrues des clients", précise la direction. "Environ deux tiers de l'effectif sont dans le réseau et un tiers en  fonctions administratives. Notre objectif est de passer à trois quarts/un quart,  donc on va jouer sur les fonctions supports et faire tout ce qu'on peut en terme  d'automatisation", a poursuivi le porte-parole. "On se doit nous d'être plus compétitifs", a-t-il conclu.

D'après agence

le 01 juin 2007 à 12:03
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3 Commentaires

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  • Chouette, le 01/06/2007 à 15h14

    Enfin le bon dieu punie les méchants, les exigences acrues comme le dit si bien ce monsieur c'est qu'ils arrêtent de comptabiliser ces agios à tous va sur les pauvres gens ou les smicards et les clients n'iront pas voir ailleurs. A force de jouer avec le feu on se brule, je souhaite qu'ils subissent ce que nous subissons...le chomage et les fins de mois difficile après ils réfléchirons à deux fois avant de massacrer les petits

  • JC, le 01/06/2007 à 14h34

    Et voilà, ça commence et ce n'est qu'un début... ça ne pourra qu'empirer... d'autres entreprises y viendront aussi. C'est tout à fait l'effet pervers prévisible des nouvelles mesures de N. Sarkosy ! On supprime des postes pour avoir recours plus tard aux heures supplémentaires (sans charges)...

  • Pierre, le 01/06/2007 à 14h31

    Il fallait s'y attendre après le rachat du credit agricole ,l'ogre a mangé le petit poucet en partie ,lcl tres affaivlie dans ces resultats est obligé de diminuer ses charges salariales .

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