© DRLa direction du Crédit Lyonnais (LCL) a annoncé vendredi matin en comité central d'entreprise (CCE) un plan de suppressions de 3.519 postes d'ici 2010, a indiqué un syndicaliste CGT. Un porte-parole de la direction a précisé qu'"il n'y aura aucun licenciement", ces départs se faisant sur la base du "volontariat", notamment via des "préretraites". "Ce chiffre va au delà de ce que nous redoutions et on peut aujourd'hui s'interroger sur la possibilité de développer le Crédit Lyonnais dans une telle situation", a déclaré Claude Moll, délégué syndical central CGT de LCL.
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La direction estime que 3000 collaborateurs devraient signer son accord "de départ anticipé de fin de carrière" ouvert aux salariés de 57 ans et plus, d'un coût total de 400 millions d'euros "intégralement financé par LCL". "Il correspond à une forte attente des salariés potentiellement concernés", assure-t-elle.
"On se doit nous d'être plus compétitifs"
Selon le responsable syndical, "les nouvelles suppressions de postes concerneront la direction centrale (1.032), les services après-vente (1.139), la banque de réseaux (1.264) et les directions de marchés des entreprises (84)". "On ne touche pas du tout aux commerciaux, aux directeurs d'agence, on ne fermera pas une agence", a de son côté assuré la direction. La CGT avait déjà dénoncé l'année dernière une "dégradation des conditions de travail" à LCL, rappelant que les effectifs étaient passés "de 33.000 à 25.000 salariés" depuis le rachat du Crédit Lyonnais par le Crédit Agricole en 2003.
Ces 3.519 départs, "c'est un objectif cible qui va s'échelonner sur 3 ans et demi, quatre ans, face à des conditions de marché qui font que la banque de détail en France est dans une situation qui n'est pas aussi florissante que ce qu'elle a connue : il faut que l'on s'adapte à une situation à la fois économique et aux exigences accrues des clients", précise la direction. "Environ deux tiers de l'effectif sont dans le réseau et un tiers en fonctions administratives. Notre objectif est de passer à trois quarts/un quart, donc on va jouer sur les fonctions supports et faire tout ce qu'on peut en terme d'automatisation", a poursuivi le porte-parole. "On se doit nous d'être plus compétitifs", a-t-il conclu.
D'après agence
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