A chaque âge son contraceptif

Par , le 05 juin 2007 à 10h00 , mis à jour le 05 juin 2007 à 12h16

Les Françaises figurent parmi les Européennes qui utilisent le plus des moyens de contraception. Le nombre d'interruption de grossesse reste cependant élevé.

[Expiré] couple amoureux amour sexe sexualité câlin © sxc.hu

Premier constat réalisé par l'Inpes (Institut national de Prévention et d'Education pour la Santé) dans son enquête publiée mardi sur la contraception et les Français, c'est que, ces derniers l'utilisent de plus en plus. "71% des personnes âgées de 15 à 54 ans et ayant eu une activité sexuelle dans les douze derniers mois déclarent avoir fait quelque chose pour éviter une grossesse", écrit l'Inpes. Par ailleurs, l'âge de la femme lors de sa première grossesse est passé de 26,5 ans en 1974 à près de 30 ans en 2004 tandis que l'âge du premier rapport reste stable, autour de 17,5 ans. Le laps de temps entre le premier rapport et le premier enfant s'étant espacé (9,5 ans en moyenne), le recours aux contraceptifs s'est développé en même temps.

En 2005, 75% des femmes sexuellement actives utilisaient un moyen contraceptif. La pilule arrive loin devant tous les autres procédés (60% des femmes) et notamment chez les jeunes femmes (88% des 20-24 ans qui utilisent un moyen contraceptif). Le stérilet est davantage plébiscité par les plus de 30 ans et notamment par celles qui ont déjà eu un enfant, note l'Inpes. En 2005, il était utilisé par 25% des femmes. Le préservatif, utilisée par 20% des Françaises et notamment les plus jeunes, arrive en troisième position. Quant à l'abstinence, ou le retrait, elle n'a été utilisé que par 2,8% des femmes en 2005.

Problèmes d'assiduité

L'Institut se félicite de la plus grande protection lors des premiers rapports : moins de 9% des "femmes qui ont eu leur premier rapport au cours des cinq dernières années n'ont pas utilisé de moyen de contraception" contre 30% avant 2000.

Pourtant, si la France se situe parmi les premiers pays européens en terme d'information et d'utilisation de contraceptifs, le nombre d'interruption volontaire de grossesse y reste élevé et stable : 200 000 par an et une femme sur sept. Parmi les femmes qui ont eu recours à l'IVG en 2004, près d'un quart n'utilisait pas de contraception. L'Inpes souligne également les risques qui existent au cours des six mois où l'on change de contraceptif (1 IVG sur 2 en 2004). Les "oublis" et autres problèmes d'assiduité à la contraception concernent de nombreuses femmes : 20% de celles qui prennent la pilule déclarent l'oublier au moins une fois par mois. Le recours à la contraception d'urgence, appelée plus souvent "pilule du lendemain", se développe : Mais peu savent que son efficacité ne concerne que les 72 heures suivant le rapport sexuel.

L'Inpes déplore une connaissance insuffisante des moyens de contraception et le maintien de fausses idées : "la pilule rend stérile ou fait grossir", "le stérilet ne peut pas être mis si l'on n'a pas eu d'enfants", "une femme ne peut pas être enceinte si le rapport a eu lieu pendant les règles", etc...

Par Sophie Lutrand le 05 juin 2007 à 10:00
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8 Commentaires

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  • Lili01, le 05/06/2007 à 18h16

    Quand on n'est jeune on pense à tort, que rien ne peut nous arriver, et que c'est pour les autres. Et , la prévention à un rôle a jouer, pour faire comprendre que les autres, c'est eux...Les parents, la famille,l'école, télé, radio, etc...tout les moyens pour informer doit être mis en place.

  • Olivia, le 05/06/2007 à 17h35

    C'est très bien de parler des idées reçues, des jeunes qui ne se protègent pas assez, de dire que l'information concernant la contraception est un sujet important, j'en conviens tout à fait; en revanche, il me semble aussi que l'on oublie trop souvent de mentionner les risques encourus, notamment concernant la pilule. Il y a, par exemple, énormément d'accidents vasculaires dont le facteur principal est la contraception orale (pas seulement pour les fumeuses). En effet, jamais on ne m'a parlé de ce genre de risque lorsque l'on m'a prescrit la pilule... j'ai donc appris à mes dépends. Je serais heureuse qu'en matière de contraception, les femmes aient enfin accès à une information claire et sans tabou, que le choix leur appartienne réellement et que l'on arrête de les culpabiliser d'un point de vue comme de l'autre.

  • Antoine, le 05/06/2007 à 15h09

    Il est vrai que certaines personnes ont des problèmes avec les contraceptifs, par contre, je constate que d'autres en ont avec la grammaire ! N'est-ce pas Florence ?!

  • RAYMONDE LADOUCEUR, le 05/06/2007 à 14h48

    On ne parle pas des hommes dans cet article, pourquoi? Où est la partité ici? En ce qui concerne les femmes qui ont eu des enfants et n'en veulent plus, beaucoup de femmes américaines et canadiennes ne font rien! En effet, il semble normal là bas que ce soit le mari qui se fasse faire une petite operation chirurgicale pour ne plus avoir d'enfants. A quand une ouverture d'esprit pareille en France?

  • Martin, le 05/06/2007 à 12h09

    Je suis un homme, mais tellement concerné. Avec ma femme nous avons un fils. Avant sa naissance ma femme prenait la pilule et après nous avons et utilisons le préservatif. Loin de nous l'idée de refaire un enfant mais les gynécologues prescrivent pour une durée de six mois alors que la sécu autorise une année. Ma femme ne souhaitant pas se mettre nue juste pour une pilule alors qu'il n'ait pas utile, d'après l'OMS, nous avons décidé l'utilisation du préservatif. C'est très higienique et tellement plus pratique. Et de plus le préservatif n'enlève rien au plaisir, ni sur le fait que ça façilite la vie de ma femme.

  • Damien, le 05/06/2007 à 11h27

    Protégez-vous les jeunes sinon c'est 20 minutes de plaisir pour 20 ans d'emmerde...

  • Bill, le 05/06/2007 à 11h06

    Si j'ai bien compris l'article, les jeunes se protègent plus contre la grossesse que contre les MST. Pourtant, une MST fait plus de ravage qu'un enfant .... Ceci dit, c'est un bon début. Il ne leur reste plus qu'à être assidut et les maladies comme le sida, la syphilis et j'en passe n'ont plus qu'à bien se tenir.

  • Florence, le 05/06/2007 à 10h15

    Bonjour, les jeunes ne font plus attention à la contraception. Les ados de cette génération croient passés au travers les MST ou bien une grossesse accidentelle. Après ils s'étonnent d'être malade. Les parents n'ont qu'à leur parlé. A bas les tabous sur la sexualité.

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