Technocentre Renault à Guyancourt © Jean DescombelsUn peu plus de neuf mois après le suicide d'un ingénieur Renault au Technocentre de Guyancourt dans les Yvelines, l'entreprise vient de déposer un recours contre le classement comme accident du travail de ce suicide, reconnu comme tel par la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) des Hauts-de-Seine début mai.
Selon une porte-parole du constructeur automobile, "Renault considère que sa responsabilité n'est pas engagée (…). La CPAM ne donnant aucune garantie sur l'engagement de la responsabilité de Renault du fait de cette reconnaissance, nous avons décidé d'un recours".
"Faute inexcusable"
Le suicide, le premier d'une série de trois, avait pourtant été reconnu comme étant un accident du travail début mai. "Nous allons maintenant tenter de faire reconnaître la faute inexcusable de Renault, qui avait une obligation d'assurer la sécurité et de protéger la santé physique et mentale de son salarié", avait alors déclaré l'avocate de la famille, Rachel Saada.
Après l'annonce du recours, l'avocate de la famille s'est dite "confiante sur le fait que la décision de la CPAM ne changera pas, tous les éléments de l'accident du travail étant réunis". Antonio B., ingénieur en informatique de 39 ans et père d'un garçon de 11 ans, s'était jeté du 5e étage du bâtiment principal du Technocentre le 20 octobre 2006. Les deux autres suicides, qui ont eu lieu en janvier et en février n'ont eux pas été reconnu comme des accidents du travail. L'appel de Renault sera examiné par la commission de recours amiable de la CPAM, une instance paritaire.
(D'après agence)
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