L'hémicycle de l'Assemblée nationale © TF1/LCIUne semaine avant la fin de la session extraordinaire, les députés examinent à partir de lundi le texte sur le service minimum dans les transports. Xavier Bertrand, ministre du Travail, a indiqué que ce texte répondait "à trois objectifs: éviter au maximum le recours à la grève, éviter la paralysie des transports, et améliorer la situation des usagers en cas de grève".
Adopté le 19 juillet par le Sénat, le texte prévoit notamment une consultation des salariés à bulletins secrets après huit jours de grève. Il comporte aussi une obligation pour les salariés, sous peine de "sanction disciplinaire", de déclarer 48 heures à l'avance leur intention de participer à un mouvement de grève, "une nécessité" a plaidé Xavier Bertrand, "si l'on veut informer les usagers 24 heures à l'avance de l'état du trafic".
Thibault : "Une première étape"
Deux points très contestés par les syndicats qui ont dénoncé une "atteinte au droit de grève" et ont d'ailleurs appelé à une journée d'action nationale mardi. "Même dans une période estivale peu propice aux mobilisations d'envergure, nous ne pouvions laisser les débats se dérouler sans que les salariés concernés se fassent entendre", a déclaré Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT-Cheminots, fer de lance de cette mobilisation. "Ce ne sera qu'une première étape", a déjà prévenu Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, annonçant d'autres "mobilisations à la rentrée" et "des recours juridiques".
Dans l'hémicycle, les débats promettent d'être houleux. Les élus de gauche devraient largement relayer les mécontentements durant les trois jours de débat. Les députés UMP ont l'intention de déposer un amendement prévoyant un bilan le 1er octobre 2008 sur le dialogue social dans les modes de transports publics autres que terrestres, afin d'enclencher l'extension du service minimum à ces derniers.
Procédure d'urgence
Le texte sur le service minimum est le dernier des quatre textes phares dont l'adoption rapide avait été promise pendant la campagne par le nouveau président, avec le "paquet fiscal", la loi sur la récidive et la réforme des universités, déjà tous adoptés par députés et sénateurs. La procédure d'urgence (une seule lecture par assemblée) ayant été déclarée sur ces textes, députés et sénateurs réuniront dans la semaine des "commissions mixtes paritaires" pour leur adoption définitive, avant de clore vendredi la session extraordinaire du Parlement.
Avec Agences
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