François Fillon a déclaré mercredi soir que la nouvelle franchise de soins que le gouvernement compte mettre en oeuvre serait applicable à l'automne 2007 ou début 2008, lors d'un "chat" vidéo sur internet depuis Matignon. "Il y a une mission qui va être confiée à deux experts reconnus dans le domaine pour que nous puissions prendre une décision au début de l'automne, pour une application dans le courant de l'automne ou au début de l'année prochaine", a dit le Premier ministre.
"La franchise à laquelle nous sommes en train de travailler sera sans doute -c'est un sujet qui ne sera traité qu'à l'automne- une franchise liée aux revenus", a-t-il précisé en réponse à plusieurs questions d'internautes sur le site de Matignon www.premier-ministre.gouv.fr.
"Bouclier sanitaire"
Pour lutter contre la dérive des comptes de la Sécurité sociale, François Fillon a évoqué mardi, lors de sa déclaration de politique générale, la piste d'une "franchise fractionnée avec un plafond annuel par personne" comme "une solution possible pour 2008". Il avait alors indiqué qu'elle pourrait être assortie d'un "bouclier sanitaire", proposé par le Haut-commissaire Martin Hirsch et qui permettrait de "plafonner ce que paie chacun pour sa santé en fonction de son revenu".
Sur BFM TV/RMC Info mercredi matin, il a précisé que cette nouvelle franchise de soins correspondrait à des sommes "pas très élevées", évoquant notamment une part payée par les assurés sociaux de "50 centimes d'euros par boîte de médicaments".
| Médicaments génériques: la France se rapproche de ses voisins européens |
La France, qui a longtemps accusé un retard dans l'utilisation de médicaments génériques par rapport à ses voisins européens, est en passe de le combler avec un "taux de pénétration" de 74,5%, en hausse de 4,5 points par rapport à 2006, a annoncé jeudi l'assurance maladie. L'assurance maladie relève toutefois une "certaine hétérogénéité" entre les régions: les Pyrénées Orientales (86,3%), l'Isère (85,2%), le Var (84,4%) ou encore le Rhône (82,7%) font figure de bons élèves, tandis que la Moselle (68,2%), le Bas-Rhin (68,9%) ou la Seine-Saint-Denis (68,4%) et Paris (68,7%) sont en queue de classement. |
(D'après agence)








