Manifestation contre le service minimum dans les transports, le 31 juillet 2007 © TF1-LCI"Ca correspond à l'objectif que nous avions : marquer le coup", explique Bernard Thibault, le secrétaire général de la CGT. Les 80 actions organisées ce mardi contre le projet de loi sur le service minimum dans les transports n'ont rassemblé que quelques milliers de personnes à travers la France : entre 1.300 et 2.000, pour la plupart des cheminots, devant l'Assemblée nationale à Paris, entre 300 et 600 à Lyon, 250 à Bordeaux, 200 à Lille, 200 à Marseille, 200 à Dijon, 150 à Toulouse et à Rennes. Au total, quelque 4.000 manifestants se sont rassemblés en province.
Mais pour "un 31 juillet, c'est tout à fait bien", a commenté Bernard Thibault, qui participait à la manifestation de Bordeaux. "C'est la démonstration que même pendant les congés payés les salariés sont sur leur garde" déclarait pour sa part au micro de la sono le responsable cégétiste à l'organisation de ce rassemblement parisien. L'Assemblée a suspendu la séance sur le projet de loi en début d'après-midi, à la demande des groupes de gauche, afin de permettre aux députés de rencontrer les manifestants, entraînant une remarque ironique de l'UMP (lire notre article). Une délégation d'élus communistes s'était jointe à la manifestation, organisée par 7 fédérations de cheminots (CGT, CFDT, FO, CFTC, SUD-Rail, Unsa et Fgaac), 4 fédérations de transport (CGT, CFDT, FO et CFTC), ainsi que Solidaires et la FSU.
Recours en justice et nouvelles actions
Bernard Thibault a promis des recours en justice, notamment contre la déclaration individuelle de grève 48 heures à l'avance, et appelé à d'autres actions "unitaires" en septembre. Il n'exclut pas des actions à la SNCF au moment du mondial de Rugby en septembre (lire notre article). Car cette journée d'action n'était qu'"une première étape".
Le projet de loi, examiné depuis lundi par les députés, instaure un vote à bulletin secret après 8 jours de conflit et oblige les grévistes à se déclarer 48 heures avant, sous peine de sanction disciplinaire. Selon Bernard Thibault, "toutes les statistiques prouvent" que "ce ne sont pas les grèves qui perturbent le plus les services publics". Il évoque notamment le manque d'effectif ou la vétusté du matériel et des infrastructures. De son côté, le groupe socialiste a d'ores et déjà annoncé sa décision de saisir le Conseil constitutionnel dès le vote du texte, qui devrait intervenir le 2 août (lire notre article).
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