Mobilisation test contre le service minimum

le 31 juillet 2007 à 07h17 , mis à jour le 31 juillet 2007 à 13h41

Alors que le texte est examiné par les députés, les syndicats descendent dans la rue pour dénoncer une "atteinte au droit de grève".

TF1/LCI Les leaders syndicaux, le 24 mars 2006Les leaders syndicaux, le 24 mars 2006 © TF1/LCI

En plein cœur de l'été, la mobilisation des syndicats a valeur de test. Les cheminots ont décidé de manifester mardi dans toute la France contre le projet sur le service minimum. Depuis son "appel à des rassemblements unitaires", le premier syndicat de la SNCF a obtenu le ralliement de six autres fédérations de cheminots (SUD Rail, CFDT, FO, CFTC, Unsa, Fgaac), de quatre fédérations de transport (CGT, CFDT, FO et CFTC), de Solidaires et de la FSU.
 
Depuis lundi, le texte est débattu à l'Assemblée nationale. Il prévoit notamment une consultation des salariés à bulletins secrets après huit jours de grève et une obligation pour les salariés, sous peine de "sanction disciplinaire", de déclarer 48 heures à l'avance leur intention de participer à  un mouvement de grève. Les premiers débats entre députés ont été houleux lundi. Les élus de l'UMP estiment que le texte ne va pas assez loin et voudraient l'étendre à d'autres domaines. De son côté, le groupe socialiste a d'ores et déjà annoncé sa décision de saisir le Conseil constitutionnel dès le vote du texte, qui devrait intervenir le 2 août (voir notre article)

Des recours juridiques
 
Deux points très contestés par les syndicats qui ont dénoncé une "atteinte au droit de grève".  "Même dans une période estivale peu propice aux mobilisations d'envergure, nous ne pouvions laisser les débats se dérouler sans que les salariés concernés se fassent entendre", a déclaré Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT-Cheminots, fer de lance de cette mobilisation. "Ce ne sera qu'une première étape", a déjà prévenu Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, annonçant d'autres "mobilisations à la rentrée" et "des recours juridiques". Sur Europe 1, Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière, a souligné mardi que le projet de loi avait "été durci" par rapport à ce qu'avait présenté au départ le gouvernement. 

 
La FSU, elle, a rejoint l'appel cégétiste au lendemain de la déclaration du Premier ministre François Fillon sur une possible extension du service minimum à d'autres secteurs et en particulier, à l'Education nationale. Un rassemblement est prévu aux abords de l'Assemblée Nationale, à Paris, vers 14h30. Les autres manifestations auront lieu à Bordeaux, où le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault est annoncé, Strasbourg, Clermont-Ferrand, Toulouse, Marseille, Lyon et Nantes.
  
 
 
 
 
 

le 31 juillet 2007 à 07:17
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30 Commentaires

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  • Yann, le 31/07/2007 à 15h52

    La grève n'est pas une fin en soi. Elle doit être le dernier recours en cas de mésentente sociale, et après avoir usé de tous les recours possible. Est-ce réellement le cas actuellement ou n'y aurait-il pas abus du droit de grève ? Quelles avancées sociales des syndicats représentant moins de 10% des salariés pourraient-ils apportés, dans un monde où ils n'ont plus de poids auprès du patronat ? En fait, ils ?uvrent dans des sociétés non représentatives des structures économiques majoritaires, où ils peuvent man?uvrer à moindre risque car on ne peut ni leur soustraire leur travail, ni leur salaire... La situation est donc trop facile ! Est-ce que le fait de nous bloquer chez nous ou sur nos lieux de travail est en soi une avancée sociale ? Lorsque nous, du privé, sommes absents de nos postes de travail il s'agit soit d'une perte de salaire sèche ou d'une journée de congés... Où est l'avancée sociale ? Lorsque les revendicateurs, en l'occurrence les transports parisiens, seront à la même enseigne que nous, il sera temps de reparler du droit de grève ! En attendant, il s'agit ni plus ni moins que d'un autre privilège utilisé par une caste professionnelle déjà plus que privilégiée !!! Actuellement, en région parisienne, nous vivons sous le monopole des transports parisiens, nous payons assez chèrement pour une prestation qui n'est pas toujours à la hauteur du tarif en vigueur... On nous demande, à juste titre, notre indulgence et notre patience lors de difficultés techniques dues à la vétusté du matériel ou pour l'amélioration de notre confort (renouvellement de rames, remplacement du matériel, etc.)? Mais, il ne faudrait prendre l'utilisateur de transports parisiens pour un pigeon ! Si nous faisons des efforts, le juste retour des choses me paraît un minimum !!! Droit de grève oui, mais pour tous ! Marche ou crève pour l'usager, non !!

  • Gerald, le 31/07/2007 à 15h27

    Curieux -à moins que tous les avis allant dans ce sens n'aient été censurés - que personne ne propose la seule mesure de bon sens: suppression du droit de grève dans tous les services publics. On ne peut avoir le beurre et l'argent du beurre: des salaires élevés, des vacances dès que la grand-tante a un malaise, la sécurité absolue de l'emploi, des retraites très avantageuses, des privilèges en grand nombre, en somme. Beaucoup de privilèges = pas de grève. C'est "fair" comme disent les anglo-saxons.

  • Peyssou, le 31/07/2007 à 15h22

    Bernard Thibault est bien.... Prendre en otage les salariés qui veulent aller au travail, c'est sa façon de créer de l'emploi. La région de Marseille pourrait en attester. Ca suffit!!! La France veut être libre.

  • Herve, le 31/07/2007 à 14h57

    Alors les "clowns" on les retrouve dans la rue....c'est vrai qu'avec le PS, vous auriez eu toutes vos chances....sacrés vieux gauchos!!! malheureusement, les français ont surtout voté pour dire "non" à ces minorités qui veulent encore mettre la france à la "fainéitude"

  • Marie, le 31/07/2007 à 14h53

    Les syndicats ont pris trop de pouvoir en France. Au moins au USA, lorsque les salaries font greve...c'est sur le droit et ils ne genent personne. Le droit de greve a ete utilise a tort et a travers, arreter d'abuser de vos privileges qui ne concerne que certains d'entre vous.

  • Marie Chan, le 31/07/2007 à 14h36

    "Vivement que cette loi soit votée" et que le service minimum soit mis en place rapidement. Tous ces grévistes de la "fonction publique" entrave la liberté de ceux qui vont et doivent travailler Combien de PME perdent des contrats donc de l'argent lorsqu'il y a des grêves ? On se plaint qu'il y a du chômage par la suite ... Vous les syndicalistes, regardez un peu ce qui se passe dans le monde (déjà vous êtes payés juste monter la tête des gens pour faire des gèves ... d'ailleurs, vous ne travaillez pas beaucoup, puisque généralement les grèves sont prévues toujours en milieu de semaine, comme par hasard, le week-end vous ne faites pas grève car vous voulez profiter des fins de semaines qui sont non travaillées ... à réfléchir). Egalement vous ne remboursez jamais les tickets de transport ne serait-ce au prorata puis qu'on ne peut pas se rendre au travail ... N'oubliez pas que ce sont les travailleurs (majorité privés) qui renflouent la caisse qui vous paye !!

  • David, le 31/07/2007 à 14h16

    Quand les employes de Mac Donald font greves, ils redonnent une signification a la greve qui est sense aider les emplyes d'une societe a ne pas etre exploite. Or aujourd'hui les personnes qui vont aller dans la rue sont des privilegies qui ont la garantie de l'emploi et sont mieux payes que la moyenne des francais. Et bien sur la gauche caviar les soutient.

  • Charlotte, le 31/07/2007 à 14h00

    Ras le bol des prises d'otage par une bande de professionnels qui ne défendent que leurs intérêts particuliers...... financés par les contribuables. Dans "service public" il y a "service" et quand on jouit de la sécurité de l'emploi, de la retraite à 50 ans, de comités d'entreprise richissimes.... on doit aussi accepter certaines contraintes.

  • Béa, le 31/07/2007 à 13h43

    Je suis pour le service minium ! et dans tous les services ! certes c'est un droit de faire la gréve , mais ceux qui sont obligé d'aller travailler ne peuvent pas être éternellement pénalisé .

  • Valerie, le 31/07/2007 à 13h10

    Et le droit à la liberté du travail qui est régulièrement bafoué par ces grévistes ? Qui s'en soucie ? Nous, les usagers des transports en commun, nous en avons assez de ces gréves à répétition. Nous, on revendique le droit d'aller travailler et de pouvoir surtout rentrer chez nous le soir. Alors oui, nous sommes pour ce texte.

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