Les leaders syndicaux, le 24 mars 2006 © TF1/LCIEn plein cœur de l'été, la mobilisation des syndicats a valeur de test. Les cheminots ont décidé de manifester mardi dans toute la France contre le projet sur le service minimum. Depuis son "appel à des rassemblements unitaires", le premier syndicat de la SNCF a obtenu le ralliement de six autres fédérations de cheminots (SUD Rail, CFDT, FO, CFTC, Unsa, Fgaac), de quatre fédérations de transport (CGT, CFDT, FO et CFTC), de Solidaires et de la FSU.
Depuis lundi, le texte est débattu à l'Assemblée nationale. Il prévoit notamment une consultation des salariés à bulletins secrets après huit jours de grève et une obligation pour les salariés, sous peine de "sanction disciplinaire", de déclarer 48 heures à l'avance leur intention de participer à un mouvement de grève. Les premiers débats entre députés ont été houleux lundi. Les élus de l'UMP estiment que le texte ne va pas assez loin et voudraient l'étendre à d'autres domaines. De son côté, le groupe socialiste a d'ores et déjà annoncé sa décision de saisir le Conseil constitutionnel dès le vote du texte, qui devrait intervenir le 2 août (voir notre article)
Des recours juridiques
Deux points très contestés par les syndicats qui ont dénoncé une "atteinte au droit de grève". "Même dans une période estivale peu propice aux mobilisations d'envergure, nous ne pouvions laisser les débats se dérouler sans que les salariés concernés se fassent entendre", a déclaré Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT-Cheminots, fer de lance de cette mobilisation. "Ce ne sera qu'une première étape", a déjà prévenu Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, annonçant d'autres "mobilisations à la rentrée" et "des recours juridiques". Sur Europe 1, Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière, a souligné mardi que le projet de loi avait "été durci" par rapport à ce qu'avait présenté au départ le gouvernement.
La FSU, elle, a rejoint l'appel cégétiste au lendemain de la déclaration du Premier ministre François Fillon sur une possible extension du service minimum à d'autres secteurs et en particulier, à l'Education nationale. Un rassemblement est prévu aux abords de l'Assemblée Nationale, à Paris, vers 14h30. Les autres manifestations auront lieu à Bordeaux, où le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault est annoncé, Strasbourg, Clermont-Ferrand, Toulouse, Marseille, Lyon et Nantes.
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