Les syndicats se sont réunis mercredi après-midi. Ils appellent à une "manifestation de grande ampleur" àl'automne. © TF1/LCILe gouvernement affiche sa volonté d'apaisement, alors que la polémique sur le service minimum dans l'Education nationale enfle. Sur France 2, Xavier Bertrand a récusé jeudi toute "cacophonie" gouvernementale sur l'instauration d'un service minimum à l'école et a réaffirmé qu'il n'y "avait pas de projet dans ce domaine."
Sur LCI, Roger Karoutchi, secrétaire chargé des relations avec le Parlement a voulu "rassurer les syndicats enseignants il n'est pas question de service public continu et de service minimum dans l'éducation nationale pour la rentrée qui vient. L'extension du service n'est pas le débat immédiat (...), mais on pose les questions" et "ce n'est pas un drame si un jour il faudra en parler", a-t-il indiqué. Le service minimum "a plutôt vocation à être étendu", a déclaré jeudi sur Europe 1 l'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin, en préconisant toutefois de procéder "par étapes" dans la mise en oeuvre de son extension.
Même tonalité pour Eric Woerth, ministre de la fonction publique, même s'il affirme qu'on "ne peut conserver les services publics tels qu'ils sont aujourd'hui dans leur organisation."
Les syndicats sont montés au créneau. Gérard Aschiéri, leader du premier syndicat enseignant FSU, s'est dit "très en colère" contre un gouvernement accusé d'"accumuler les sujets de conflit", après la sortie du Premier ministre estimant mardi soir que le service minimum dans les transports pouvait servir de modèle pour être étendu dans d'autres secteurs dont l'Education nationale".
Cinq fédérations de l'Education, veulent "une mobilisation de grande ampleur" à l'automne contre les suppressions de poste. Elles ont réaffirmé "leur attachement au respect du droit de grève" et dénoncé "l'utilisation faite par le gouvernement de l'argument du service minimum".
Le projet de loi au Sénat
En attendant, les sénateurs ont adopté mercredi soir l'article 2 du projet de loi sur la continuité du service public dans les transports, qui impose aux entreprises la signature avant le 1er janvier 2008 d'un "accord cadre organisant une procédure de prévention des conflits". Il prévoit que "le dépôt d'un préavis de grève ne peut intervenir qu'après une phase de négociation préalable entre l'employeur et les organisations syndicales représentatives qui envisagent de déposer le préavis", afin que les conflits soient traités en amont. Le Sénat a aussi adopté l'article 5, qui oblige les salariés à déclarer 48 heures à l'avance leur intention de participer à un mouvement de grève.
Sur le sujet, les syndicats ne semblent pas vouloir passer à l'action. Seule La CGT, rejointe mercredi par Solidaires et la CFDT Transports, appelle à de simples "rassemblements" le 31 juillet (voir notre article), et les autres organisations s'abstenant de tout appel.
Avec Agence
Retour MYTF1

Chargement en cours...




