Le secrétaire général de la CGT © TF1/LCILe président du comité d'organisation de la Coupe du monde de rugby, Bernard Lapasset, a accueilli mardi avec sérénité les déclarations de la CGT sur la possibilité d'actions durant l'événement organisé en France du 7 septembre au 20 octobre. "La Coupe du monde ne doit pas influer sur les conflits sociaux", a-t-il déclaré. "La vie démocratique doit s'exercer avec ou sans Coupe du monde, mais on espère que tout le monde va raison garder." Bernard Lapasset a toutefois assuré que le comité d'organisation du Mondial a "prévu un plan" pour faire face cette hypothèse, notamment dans les transports.
"Nous avons quelques numéros à contacter. On va suivre l'actualité de manière à anticiper si possible", assure le président du comité d'organisation, qui a rencontré ces dernières semaines la CGT, la CFDT et FO. Le transport des joueurs, assuré par la SNCF, ne devrait quoi qu'il arrive pas être perturbé, puisqu'il s'agira de "transports dédiés spécialement au déplacement des équipes", selon Bernard Lapasset. "Ce ne sont pas des lignes régulières", ajoute-t-il, en refusant d'employer le terme de "protection".
Des actions si le projet de loi continue d'être "provocateur"
Dans une interview au Parisien mardi matin, le secrétaire-général de la CGT, Bernard Thibault, a expliqué que si le contenu du projet de loi sur le service minimum continue d'être "provocateur"; la CGT n'exclut pas des actions, notamment à la SNCF, au moment de la coupe du Monde. "Si le calendrier des négociations qui vont s'ouvrir sur le service minimum dans les entreprises se fait au pas de course dès septembre et que le contenu est provocateur, avec notamment la déclaration préalable, il est évident qu'il y aura des conflits à la rentrée, Coupe du monde ou pas".
Des menaces qu'a repris le secrétaire-général de la CGT cheminots, Didier Le Reste. "La Coupe du Monde de rugby n'est pas un objectif en soi, par contre ce n'est pas nous qui décidons du calendrier" social, a estimé, sur France 2, le responsable du premier syndicat de la SNCF. Les syndicats considèrent notamment qu'une des modalités du texte, qui oblige chaque salarié à se déclarer gréviste 48h avant la date prévue d'un conflit, constitue une atteinte au droit de grève, ce que rejette le gouvernement. François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, avait à l'inverse estimé dans le Parisien du 26 juillet qu'on "ne peut pas prendre en otage le Mondial, quelle que soit la cause sociale. (...) Il est essentiel que cela se passe bien pour l'image de la France".
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