Les syndicats se sont réunis mercredi après-midi. Ils appellent à une "manifestation de grande ampleur" àl'automne. © TF1/LCILe débat sur le service minimum dans les transports, ouvert depuis mardi au Sénat, s'est élargi mercredi à l'éducation nationale. François Fillon a proposé mardi soir que la réforme soit élargie au monde enseignant. Il a en effet affirmé que le service minimum dans les transports pouvait servir de "modèle pour être étendu dans d'autres secteurs dont l'Education"
Afin de réagir, cinq fédérations de l'Education se sont réunies mercredi après-midi. Elles proposent "une mobilisation de grande ampleur" à l'automne contre les suppressions de poste, et elles ont réaffirmé "leur attachement au respect du droit de grève" et dénoncé "l'utilisation faite par le gouvernement de l'argument du service minimum". Gérard Aschiéri, leader du premier syndicat enseignant FSU, s'est dit "très en colère" contre un gouvernement accusé d'"accumuler les sujets de conflit", après la sortie du Premier ministre nationale".
Le gouvernement s'est montré prudent, son porte-parole assurant mercredi qu'il n'y avait "pas, à ce stade, de projet en préparation". "Mais cela n'empêche pas de réfléchir à moyen terme à des dispositifs d'accueil, de continuité du service public dans l'Education nationale aussi", a toutefois précisé le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos.
L'éducation a éclipsé les transports
Fustigée comme une "provocation" par le Premier secrétaire du Parti Socialiste François Hollande, (voir notre vidéo). L'éventualité de cette mesure a animé la séance du Sénat consacrée au service minimum dans les transports, promesse de campagne de Nicolas Sarkozy. Selon le radical François Fortassin, "Sur le texte lui-même, l'opposition relaye dans l'hémicycle les craintes des confédérations syndicales, qui dénoncent l'obligation pour un salarié de se déclarer gréviste 48 heures à l'avance et l'instauration d'un vote à bulletins secrets au-delà de huit jours de grève, y voyant d'intolérables "atteintes" au droit de grève".
Mais, au-delà de la rhétorique, les centrales syndicales ne semblent pas désireuses de passer à l'action, la CGT, rejointe mercredi par Solidaires et la CFDT Transports, appelant à de simples "rassemblements" le 31 juillet, et les autres organisations s'abstenant de tout appel.
D'après agence
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