11.000 suppressions de postes dans l'Education

Par D.H. (avec agence), le 22 août 2007 à 16h40 , mis à jour le 23 août 2007 à 12h37

Ce chiffre, avancé mercredi par une source syndicale anonyme, est confirmé par le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos.

Image d'archives/TF1Image d'archives © TF1

Depuis deux mois, les rumeurs et estimations vont bon train sur le nombre de postes de personnels de l'Education nationale qui seront supprimés au budget 2008. Le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, confirme qu'"environ 11.000 fonctionnaires partant à la retraite ne seront pas remplacés" dans l'Education, dans un entretien à Paris-Match (à paraître jeudi). Le 28 juin, il avait avancé le chiffre de 10.000. Mais mercredi, une source syndicale qui a souhaité s'exprimer sous couvert de l'anonymat parlait de "11.000 à 11.500" suppressions sur un total de 1.115.000 fonctionnaires travaillant dans l'Education nationale.

"L'Education nationale, qui représente à peu près la moitié de la fonction publique, participera pour moitié à l'allègement de 22.700 suppressions de postes dans l'Etat l'an prochain", assure le ministre, qui ajoute que, dans le même temps, "environ 1.000" postes seront créés chaque année dans le primaire pour compenser la hausse du nombre d'élèves. "On ne manque pas de professeurs", estime le ministre, évoquant "83 enseignants pour 1.000 élèves dans le secondaire, contre 66 en Allemagne et 60 au Royaume-Uni". "C'est leur répartition qui pose problème", poursuit-il, citant le chiffre de "500 professeurs d'allemand sans élève".

Les collèges et lycées qui paieront le plus

Dans le détail, de source syndicale, ces suppressions concerneront pour l'essentiel les enseignants : sur les 9.800 emplois qui disparaîtront dans le public, seuls 400 fonctionnaires administratifs (sur 285.000 postes) ne seront pas remplacés. Ce sont les collèges et lycées qui paieront le plus lourd tribut avec, de même source, 9.430 enseignants en moins à la rentrée 2008.

Ces suppressions de postes interviennent dans le cadre de la volonté gouvernementale de ne pas remplacer, dans l'Education nationale, un fonctionnaire sur trois partant à la retraite. La question des non-remplacements de départs à la retraite a donné lieu à diverses hypothèses. Une source à Bercy, citée par le journal Les Echos le 4 juillet, avait elle parlé de 17.000 suppressions. Les syndicats s'attendaient à un chiffre compris entre 10.000 et 15.000.

Le ministre du Travail, Xavier Bertrand a annoncé jeudi que 2 700 postes vont être créés pour mieux accompagner les élèves handicapés.

"Respecter" un professeur comme un policier ou un magistrat

Xavier Darcos estime aussi dans cette interview qu'"un professeur doit être respecté comme un officier de police ou un magistrat". Un professeur "a réussi des concours parfois aussi ardus que ceux de l'Ecole nationale de la magistrature et son autorité est la condition de toute transmission du savoir", explique le ministre. "Que les élèves soient mis en rang deux par deux ou se lèvent à l'arrivée de leurs professeurs, c'est indispensable", ajoute-t-il, assurant qu'"il n'y a pas besoin de décrets pour cela mais les professeurs peuvent compter sur mon soutien". Interrogé sur le débat relancé cet été par le gouvernement à propos du service minimum dans les écoles, il évoque "l'instauration d'une alarme sociale dans l'Education", qui consiste "à ouvrir des négociations sur les points de conflit en amont, avant même le dépôt d'un préavis de grève".

Par D.H. (avec agence) le 22 août 2007 à 16:40
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17 Commentaires

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  • Vimal, le 22/08/2007 à 18h41

    Plus de profs ou d'Instits OUI. Moins de "rond de cuir" au Ministère de Tutelle, tout à fait d'accord, même Allègre y avait pensé à l'époque...

  • JAUME, le 22/08/2007 à 18h40

    Comment voulez-vous, M. le premier ministre, imposer un service minimun dans les écoles si vous envisagez de supprimer 11000 postes en 2008 dans l'éducation nationale? MERCI DE PUBLIER MA REACTION

  • BECHEREAU, le 22/08/2007 à 18h39

    Votez Sarkozy et ses ministres et voilà le résultat plus de fontionnaire et après ils vont s'interroger comment faire avec des classes de 40 élèves;

  • Courage, le 22/08/2007 à 18h34

    1% de gains de productivité, c'est peu en regard de ce que font les entreprises : 2% l'an depuis cinquante ans.

  • Antoine, le 22/08/2007 à 18h16

    Voila au moins une bonne nouvelle dans ce mois d'août maussade. Il y aura un peu moins de permanents syndicaux et de profs en arrêt maladie à vie à l'Education nationale. Au turbin camarades !

  • Preselle, le 22/08/2007 à 18h12

    C'est une goutte d'eau par rapport à ce qu'il serait nécessaire de faire mais c'est déjà mieux que rien. On sait très bien que l'on pourrait supprimer 200.000 postes dans ce ministère tout en gardant les mêmes effectifs d'élèves par classe. Ce ministère compte plus de postes administratifs que dans tous les autres pays du Monde; et tout cela pour un service rendu dérisoire. Il y a tout à revoir et à réorganiser dans l'Education Nationale, n'en déplaise aux syndicats nuisibles qui y sévissent.

  • David, le 22/08/2007 à 18h01

    Arretez je vais pleurer, 11.000 sur 1,5 millions de fonctionnaire de l'Education Nat', ça fait 0.007%, même pas 1 poste sur 15.000... Faudrait supprimer 100 fois plus de postes!

  • Michel, le 22/08/2007 à 17h52

    Oui d'accord, mais ce que ne dit pas l'education nationale, c'est qu'il y a plus 33 000 enseignants qui sont en attente de poste, tout simplement parce qu'il ne sont pas...syndiqués. Est-ce normal ?

  • Florent, le 22/08/2007 à 17h49

    Un tiers d'"administratifs" ??? c'est à dire, comptables, secrétaires, infirmières, ... ??? MAIS SUR QUELLE PLANETE VIT-ON ??? Dans quelle entreprise, privée ou pas, on peut se permettre de payer 1 "administratif" pour 2 "opérationnels" ? et surtout, POURQUOI FAIRE ???

  • GJM, le 22/08/2007 à 17h47

    Encore un prétexte pour une magnifique grève en perspective à la rentrée! On pourrait parier tous les ans, sans risque de se tromper, sur les dates et les jours de grève dans l'enseignement.D'abord à la rentrée et au printemps, sûrement pas l'hiver, il ne fait pas bon défiler dans les rues. Uniquement les mardis et les jeudis car le lundi et le vendredi feraient de trop longs weekends. Quant au sacro-saint mercredi, il ne faut pas changer les habitudes de la majorité des enseignants qui ont des enfants! Il faut savoir joindre l'utile à l'agréable.

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