Christine Lagarde © LCIPas facile pour les ministres de se faire une place à côté de Nicolas Sarkozy, présent sur tous les fronts. Et pourtant, si elle est encore peu connue du grand public, Christine Lagarde a su trouver ses marques. Première femme à diriger Bercy dans l'histoire de la République, cette femme élégante est respectée de son administration, réputée compliquée. Sa très bonne connaissance des dossiers se confirme, son habileté dans les négociations internationales aussi. Sa discrétion tranche avec la gaffe de Jean-Louis Borloo sur la TVA sociale avant les législatives.
C'est une ascension spectaculaire pour une femme qui, à 51 ans, est passée en quelques mois d'un secrétariat d'Etat au Commerce extérieur dans le gouvernement Villepin, au ministère de l'Agriculture et de la Pêche dans la première version du gouvernement Fillon, puis à l'Economie et aux Finances.
Très appréciée de Nicolas Sarkozy, notamment pour sa fiabilité, Christine Lagarde a fait ses premières armes outre-atlantique comme avocate. Après des études à Sciences Po et à la Holton Arms School de Bethesda, elle s'installe à Chicago. Et rejoint les rangs de Baker et Mac Kenzie. Elle gravit peu à peu tous les échelons de l'entreprise, pour devenir finalement patronne du célèbre cabinet d'avocats d'affaires.
Une libérale convaincue
Depuis ses débuts ministériels, Christine Lagarde s'est attelée à l'Agriculture à plusieurs dossiers stratégiques dont la relance du cycle de négociations de Doha et la promotion des exportations françaises. Elle est l'une des seuls ministres à traiter avec ses interlocuteurs en anglais. A Bercy, elle a défendu avec poigne le paquet fiscal à l'Assemblée durant la session extraordinaire. Apôtre d'une droite décomplexée sur le plan économique, elle n'a pas hésité à défendre à la tribune les valeurs de travail, de compétition, avec des accents anglo-saxons qui ont suscité des critiques de l'opposition de gauche.
La ministre a été élue en 2006 30e femme la plus puissante du monde par le magazine Forbes. Une manière sans doute pour les Américains de reconnaître l'efficacité de cette Française qui n'a pas cessé de surveiller les négociations à l'OMC, sans toutefois y participer directement. Lorsqu'elle était au Commerce extérieur, l'ancienne championne de natation synchronisée avait déclaré que l'un de ses rôles était de montrer aux Français les bons côtés de la mondialisation. Une tâche qu'elle essaie de poursuivre au ministère de l'Economie et des Finances. Avec sa devise : «Serre les dents, garde le sourire.»
Le classement du Parisien :
- Christine Lagarde 15/20
- Laurent Wauquiez 14/20
- Xavier Bertrand 13,5/20
- Xavier Darcos 13/20
- Michèle Alliot-Marie 13/20
- Rachida Dati 12/20
- Roselyne Bachelot 12/20
- Brice Hortefeux 12/20
- Valérie Pécresse 11,5/20
- Fadela Amara 11/20
- Eric Woerth 10,5/20
- Eric Besson 10,5/20
- François Fillon 10/20
- Rama Yade 10/20
- Michel barnier 9,5/20
- Bernard Kouchner 8/20
- Hervé Morin 7,5/20
- Jean-Louis Borloo 7/20
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