Un hélicoptère du Samu © TF1/LCILes pilotes d'hélicoptère des sociétés privées de sauvetage travaillant pour les Samu poursuivaient mercredi leur grève symbolique pour obtenir des négociations sur leurs conditions de travail, tout en étant réquisitionnés pour les missions d'urgence, selon les syndicats. "Une trentaine de centres de Samu sur 36 sont grévistes, comme mardi, ce qui est mieux que prévu", a indiqué Jean-Pierre Hernio (CGT Aérien). Il a estimé que "les patrons doivent désormais accepter de se mettre autour de la table pour négocier", affirmant n'avoir "aucune nouvelle". "Quant au gouvernement, on n'attend pas grand chose avant le retour de vacances des ministres", a-t-il lancé.
Le président du SNEH, qui regroupe les patrons de sociétés d'hélicoptères, Eric Fraissinet, n'avait pu être joint mercredi matin. Il avait affirmé mardi que les pilotes "en grande majorité" avaient travaillé et souligné que la "réunion de négociation, traditionnelle et statutaire, est programmée en septembre".
Salaires "ridiculement bas"
La CGT, le Snpl (pilotes) et le Snmsac (mécaniciens au sol) ont appelé à la grève pour les 14 et 15 août pour protester contre l'absence d'ouverture de négociations sur leurs conditions de travail, mais les 150 à 160 pilotes concernés, soumis aux réquisitions préfectorales, continuent d'effectuer leurs missions. Le mouvement concerne les salariés des sociétés Mont-Blanc Hélicoptère, Secours Aérien Français, Hélicap, Hélicoptère de France, Protéus Hélicoptères, Jet Systems/Héliocean, qui disposent d'hélicoptères travaillant pour les Samu.
Les revendications des pilotes, dont 75% sont d'anciens militaires, portent sur les salaires, jugés "ridiculement bas" par la CGT-Aérien, alors que le Snpl fait état d'un "différentiel de 40% avec les pilotes des Samu italiens". Ils demandent aussi la publication d'un décret qui permette de sanctionner les entreprises respectant pas notamment les temps de repos.
(D'après agence)
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