Caisse d'Allocations Familiales (CAF) © TF1/LCILes allocations familiales avaient annoncé en septembre 2006 vouloir renforcer leur dispositif de lutte contre les fraudes, en centralisant les fichiers d'allocataires et en s'appuyant sur un "profilage" du fraudeur. Un dispositif plus "musclé" qui semble aujourd'hui porter ses fruits : le nombre de fraudes détectées par la Caisse nationale des allocations familiales a augmenté de plus de 50% entre 2005 et 2006.
En 2006, 3654 fraudes ont été recensées contre 2295 en 2005. Et s'il faut en croire la Cnaf , cette augmentation montre, non pas un surcroît d'activité des fraudeurs, mais bien un surcroît d'efficacité des contrôles. Le préjudice financier s'est élevé à 35 millions d'euros, un montant à mettre en parallèle avec les 64 milliards d'euros de prestations versées aux allocations, a précisé le directeur général de la Cnaf, Philippe Georges, à l'occasion de la conférence de presse de rentrée de la caisse.
Les nouvelles armes contre la fraude
Cette traque des fraudes devrait encore s'intensifier. Déjà, 40 millions d'opérations de contrôle ont été réalisées en 2006, contre 30 millions en 2005. La création d'un répertoire national des allocataires, qui sera opérationnel à compter de décembre 2007, est un des outils prévus pour améliorer encore le contrôle des fraudes.
Les trois prestations les plus fraudées sont le RMI (revenu minimum d'insertion), l'API (allocation de parent isolé) et les aides au logement. La majorité des fraudes sont le fait de fausses déclarations délibérées, comme le montant de ressources, par exemple, et non de faux dossiers ou faux noms, précise la Cnaf, qui souligne aussi qu'il ne faut pas confondre fraudes et "indus", générés par des déclarations erronées mais non volontaires des allocataires. La Cnaf demande alors simplement à ceux-ci de rembourser le "trop perçu".
D'après agence
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