Les diplômés en 2006 sont vernis

le 27 septembre 2007 à 07h00 , mis à jour le 26 septembre 2007 à 18h06

75% des bac+4 diplômés en 2006 avaient déjà trouvé un emploi au printemps derniers selon une étude de l'Apec publiée jeudi. Mais toutes les filières ne s'en sortent pas aussi bien.

étudiants marches fac université ordinateur © Pierre-François Grosjean / France Télécom

Ils ne s'en sortent pas si mal que ça les petits 2006. Moins d'un an après leurs sorties de l'école, 3 sur 4 étaient en poste selon une étude de l'Apec publiée jeudi. L'enquête porte sur plus de 4.000 diplômés de niveau bac + 4. 75% occupaient donc un poste en CDI, CDD ou en intérim. En revanche, 20% étaient toujours à la recherche d'un emploi tandis que 5% avaient eu un poste mais l'avaient perdu. Saluant un "excellent résultat", l'Apec a estimé que cela "renvoyait à la bonne santé du marché de l'emploi cadre hexagonal et à l'évolution des besoins des entreprises". 

Tous les diplômes ne se valent cependant pas. Sans surprise réelle, les étudiants de grandes écoles tirent davantage leur épingle du jeu que ceux des universités. 80% des diplômés d'école en 2006 avaient un emploi en avril 2007 contre 60% des diplômés de la fac. Inégalité aussi sur le montant des premiers salaires. Le salaire moyen des premiers -lorsqu'ils ont un poste- est de 30.000 euros, de 24.000 euros pour les seconds. Les seules filières universitaires à faire "jeu égal" avec les écoles sont l'informatique, les télécommunications et technologies multimédia, ainsi que la gestion, comptabilité, administration, ressources humaines. L'Apec sort le signal d'alarme pour les filières qui ont beaucoup de mal à assurer un débouché pour leurs élèves : agronomie, alimentaire, environnement; lettres, langues et documentation; économie; droit et sciences politiques; arts, édition, communications, journalisme; sciences humaines (hors IUFM).

La durée moyenne de recherche d'un emploi est de moins d'un mois pour ceux qui sortent d'école, contre deux mois et demi pour les autres. Quant à la méthode, les vieilles recettes sont encore les meilleures : les candidatures spontanées représentent 30% des embauches. Les jeunes diplômés utilisent beaucoup plus internet (19%) que les annonces dans les journaux (1%).

le 27 septembre 2007 à 07:00
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