Nicolas Sarkozy en déplacement en Alsace, le 6 septembre 2007 © TF1-LCIEN DIRECT |
Le compte-rendu du |
ven. à midi, sur |
"A la fin du mois, celui qui travaille ne peut pas être dans la même situation que celui qui ne travaille pas." Le ton n'a pas changé et le président annonce la suite de son programme. Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi, lors d'une visite de l'usine Liebherr à Colmar, qu'il allait engager un "gigantesque plan contre la fraude" au chômage. "Je vais engager un gigantesque plan contre la fraude", a-t-il dit. "C'est normal que quand quelqu'un est au chômage, la société lui tende la main, lui donne des indemnisations. Ce n'est pas normal quand on est au chômage, qu'on refuse un emploi qui correspond à votre qualification parce que ce sont les autres qui paient".
Autre sujet de taille abordé par le chef de l'Etat, en attendant son grand discours social le 18 septembre devant l'Association des Journalistes spécialisés dans l'information sociale : l'annonce de futurs projets industriels comme la fusion de Suez-GDF. "C'est un projet industriel majeur et j'en conduirai d'autres", a-t-il promis, "pour que la France reste une puissance industrielle". "C'est ce que j'ai fait avec Alstom quand personne n'y croyait, avec Sanofi-Aventis, avec EADS. Et avec GDF et Suez, on a fait le troisième géant de l'énergie au monde", a-t-il plaidé.
Serait-ce une allusion à un éventuel dossier de fusion Safran-Thales qui alimente les rumeurs ? Interrogée sur l'opportunité d'une telle fusion, Christine Lagarde, ministre de l'Economie, a refusé de répondre jeudi mais a déclaré que le gouvernement était ouvert à "tous les projets industriels structurants" visant à constituer des "grands champions" dans des domaines stratégiques. La ministre qui a également parlé jeudi de Suez-GDF. Sur LCI, elle a aussi annoncé que GDF Suez devrait contrôler avec ses alliés et les salariés plus de 50% de Suez Environnement, ce qui mettrait l'entreprise à l'abri d'éventuels prédateurs.
Conseil des ministres délocalisé
Le président a également évoqué la situation économique mondiale. Si celle-ci "devait être décevante", il a promis "d'autres initiatives", sans préciser lesquelles. Il a toutefois redit qu'il souhaitait aller "plus loin sur l'allègement du coût du travail". "Pour donner du pouvoir d'achat, on va essayer de baisser les prix dans les grandes surfaces en supprimant les marges arrières", a-t-il répété. "On va attirer des capitaux, on va favoriser l'investissement, on va défendre nos emplois, on va se muscler dans la compétition mondiale, on va exiger la réciprocité parce que je veux bien faire la concurrence avec les Chinois, mais on leur applique les mêmes règles", a ajouté le chef de l'Etat.
Le président est en Alsace pour deux jours. Il a été accueilli par Jean-Marie Bockel, le maire de Mulhouse, ex-socialiste devenu secrétaire d'Etat à la Francophonie. Vendredi, Nicolas Sarkozy oganise le premier Conseil des ministres délocalisé, à Strasbourg : à suivre en direct sur LCI et LCI.fr.
"Alors, on dit : voilà, le lundi, il est dans un supermarché, le mardi, il est dans une usine, le mercredi... Mais qu'est-ce qu'on attend de moi? Que je sois chaque jour de la semaine à l'Elysée, à attendre le chaland, avec la poussière qui tombe sur la pile des dossiers?", a-t-il lancé aux ouvriers de l'usine Liebherr. "Je veux essayer d'apporter des réponses aux problèmes des Français." "Prendre des initiatives, ce n'est pas une question de gauche ou de droite. La question, c'est: est-ce qu'on peut ou est-ce qu'on veut ? Et quand on veut, on peut", a-t-il encore asséné.
| Décès accidentel d'un policier en marge du déplacement |
Un policier du groupe d'intervention de la police nationale (GIPN) de Strasbourg est décédé accidentellement jeudi à Colmar alors qu'il assurait la sécurité du déplacement en Alsace du président Nicolas Sarkozy, a-t-on appris de source policière. Le policier, âgé de 39 ans, marié et père de deux enfants, était "chargé d'occuper un point haut" sur le toit de l'usine Liebherr de Colmar que devait visiter le chef de l'Etat. Il a marché sur "une plaque qui a cédé sous son poids". Il a alors fait une chute de 13 mètres et est décédé pendant son transport à l'hôpital. Pendant sa visite de l'usine Liebherr, le chef de l'Etat a demandé que soit observée une minute de silence en mémoire de ce fonctionnaire de police et annoncé qu'il assisterait à ses obsèques. |
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