La grève des taxis bien suivie

le 26 septembre 2007 à 16h09 , mis à jour le 26 septembre 2007 à 19h32

De Bordeaux à Marseille en passant par Orléans et Paris, les taxis manifestaient mercredi contre la suppression de la détaxe sur la TIPP au 1er janvier.

TF1 /LCI Les taxis réunis devant l'Ecole militaire à Paris, le 27 septembre 2007Les taxis réunis devant l'Ecole militaire à Paris, le 27 septembre 2007

Des milliers de chauffeurs de taxi ont manifesté mercredi dans tout l'Hexagone, à l'appel de leurs organisations syndicales, pour protester notamment contre la suppression de la compensation sur la TIPP en 2008. Ils étaient 600 à Lyon, entre 130 et 200 à Grenoble, 300 à Bordeaux, et un millier à Marseille. Mais le rassemblement le plus important a lieu à Paris, où "environ 80% des 15.000 chauffeurs parisiens" se sont mobilisés, selon la CFDT. De 3000 à 5000 taxis étaient présents dans l'après-midi près de l'Ecole Militaire, où la circulation a été fortement perturbée.

Des représentants de l'intersyndicale ont été reçus place Beauvau. Les  représentants des ministères de l'Intérieur et des Finances ont montré "une  volonté de commencer à discuter", a déclaré le président de la Fédération nationale des artisans taxis,  Alain Estival, à l'issue de la réunion. La manifestation, la plus importante depuis dix ans, a rassemblé 25.000 taxis à travers la France, selon la FNAT.

"Il faut plus de taxis"
 
La première revendication des organisations de taxis (CFDT, CFTC, CGT, FO, Sud, CSAT, FNAT, FTI75 et coopérateurs) porte sur la suppression de la détaxe sur la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers) au 1er janvier. Cette mesure entraînerait un manque à gagner de 2100 à 2200 euros par an par chauffeur de taxi, sans mesure de compensation pour l'instant. "C'est tout simple. Nous sommes une profession très réglementée et nous demandons à ce que cette réglementation soit conservée, sans quoi toutes nos entreprises sont en danger", a déclaré Eric Agullo, président du Syndicat autonome des artisans taxis de Bordeaux et de la Gironde. 
 
Les organisations redoutent également une déréglementation, perspective évoquée selon les syndicats par Nicolas Sarkozy le 30 août dernier lors de l'installation de la commission "sur les freins à la croissance."  Le chef de l'Etat avait dit sa volonté de mettre fin "à des rentes de situation que rien ne justifie", citant notamment les taxis.

Tout en estimant qu'"il faut plus de taxis", la Fédération des usagers des transports et des services publics (FUT-SP) se dit hostile à une "dérèglementation sauvage". "Il faut continuer à contrôler strictement la qualification des conducteurs, le respect des tarifs, le bon état et la propreté des véhicules. Le taxi ne doit pas devenir le 'pavillon de complaisance' du transport urbain", ajoute la FUT-SP.
 
D'après agence

le 26 septembre 2007 à 16:09
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