Nicolas Sarkozy © LCI
Sarkozy présente sa réforme de la Fonction publique
La réaction de Gérard Aschieri (FSU)
Cette fois-ci, François Fillon n'a pas été oublié. C'est d'ailleurs lui qui mènera les négociations sur la réforme de la Fonction publique avec Eric Woerth, ministre du Budget et André Santini, secrétaire d'Etat à la Fonction publique. Au lendemain de son discours social, le président de la République s'est exprimé devant les élèves de l'Institut régional de l'administration à Nantes afin de dessiner sa vision d'une fonction publique rénovée. Car "le moment est venu de reconstruire". En résumé, Nicolas Sarkozy souhaite moins de fonctionnaires, mieux rémunérés et de meilleures perspectives de carrières.
Il faut faire "circuler les hommes, les idées et les compétences", "une idée totalement étrangère à notre tradition administrative", selon le chef de l'Etat qui a formulé plusieurs pistes à discuter entre les syndicats et les ministres compétents. Moins nombreux, d'abord. Nicolas Sarkozy a réaffirmé son objectif de ne pas remplacer, à terme, un fonctionnaire qui part à la retraite sur deux. En 2008, la proportion sera de un sur trois. "Nous irons plus loin au fur et à mesure de la réforme".
"Travailler plus pour gagner plus"
Mieux payés : Cet objectif passe par l'ouverture "du chantier de l'individualisation des rémunérations (...) pour que chacun soit incité à faire mieux et les meilleurs incités à rester". Deuxième moyen d'améliorer les rémunérations selon le chef de l'Etat, appliquer aux fonctionnaires le "travailler plus pour gagner plus". Les heures sup des fonctionnaires doivent être mieux rémunérées que des heures normales. Il a par ailleurs annoncé l'ouverture d'"une négociation sur la possibilité de racheter des heures accumulées sur les comptes épargne temps".
Quant au meilleur suivi des carrières, le président de la République a développé plusieurs points. Il souhaite notamment "laisser le choix aux nouveaux entrants"entre le statut de fonctionnaire ou un contrat de droit privé négocié de gré à gré. "Cela donnerait de la souplesse et du sang neuf". Plus de souplesse également dans la conduite des carrières : "l'administration ne doit plus pouvoir s'opposer à la mobilité d'un agent qui souhaite aller vers un autre emploi, dans une autre administration, ou dans le secteur privé". Nicolas Sarkozy a évoqué l'octroi d'un pécule lorsque qu'un agent quitte la fonction publique.
"Des heures supplémentaires"
Il a également souhaité que "tous les fonctionnaires" puissent "avoir droit à des heures supplémentaires", et annoncé l'ouverture d'"une négociation sur la possibilité de racheter des heures accumulées sur les comptes épargne temps". Réaffirmant son objectif de parvenir au non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, il a répété que le "nombre de structures d'administrations centrales sera divisé par deux" et proposé une "révolution culturelle" ou un "pacte" aux fonctionnaires, sous le nom de "Service public 2012".
Le président présidera le premier "conseil de modernisation des politiques publiques" à la "mi-novembre", en vue de l'élaboration d'un budget pluri-annuel couvrant la période 2009-2011, qui sera une "première dans notre fonctionnement administratif"
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