© INTERNE| 1993 : la réforme Balladur |
Après la victoire de la droite aux législatives, le Premier ministre Edouard Balladur porte la durée de la cotisation pour les salariés du privé, de l'agriculture, les artisans et commerçants, de 37,5 ans à 40 ans pour une retraite à taux plein. Les pensions seront progressivement calculées sur les 25 meilleures années de vie professionnelle au lieu de dix et indexées sur les prix et non plus sur les salaires, entraînant une baisse des montants moyens des pensions. La réforme, qui ne concerne pas la fonction publique ni les régimes spéciaux, ne suscite pas de mobilisation sociale d'envergure. |
| 1995 : la tentative du plan Juppé |
Le Premier ministre Alain Juppé présente une réforme renforçant le contrôle de l'Etat sur l'assurance maladie et augmentant les prélèvements sociaux, à laquelle il ajoute l'alignement des retraites du secteur public et des régimes spéciaux sur celles du privé. Débutent alors trois semaines de manifestations et une grève de trois semaines à la SNCF et à la RATP, qui paralysent le pays tout en bénéficiant du soutien d'une large partie de l'opinion, selon les sondages. Finalement, Alain Juppé renonce au volet retraites de son plan. |
2003 : la réforme Fillon |
Tirant la leçon du plan Juppé avorté sur la réforme des régimes spéciaux en 1995, François Fillon, alors ministre du Travail, commence par plusieurs mois de concertation, avant de s'attaquer aux retraites des fonctionnaires. La stratégie ne lui épargne pas des manifestations aussi massives qu'en 1995, mais lui permet d'éviter des grèves et d'obtenir le soutien de la CFDT. La réforme Fillon aligne la durée de cotisation des fonctionnaires sur celle des autres salariés (40 ans pour une retraite à taux plein) et programme, pour tous, un nouvel allongement d'ici à 2012. |
Retour MYTF1
Chargement en cours...




