Bernard Thibault, le 18 septembre à l'issue du discours social de Nicolas Sarkozy © DRLes réactions des leaders syndicaux à l'issue du discours social de Nicolas Sarkozy
"Un discours fondateur", "beaucoup de maturité", selon Laurence Parisot, présidente du Medef à l'issue du discours social de Nicolas Sarkozy mardi après-midi au Sénat. La CGPME, qui représente, comme son nom l'indique, les entreprises plus petites, salue le "discours de vérité du Président de la République. C'est tout pour les louanges.
Les rangs des déçus ou remontés sont plus fournis. La CFE-CGC, pourtant relativement modérée, estime que Nicolas Sarkozy s'est "montré très ambitieux, très volontariste mais un peu surréaliste". "Quand il demande à Xavier Bertrand de mener une négociation vaec les partenaires sociaux sur les régimes spéciaux de retraite dans les quinze jours qui viennent je sais que Xavier Bertrand ne dort pas beaucoup, c'est mon cas également, mais quand même", estime Bernard Van Craeynest, président de la CFE-CGC.
Manifestation le 13 octobre
Même crainte de la précipitation à la CFDT. "Le calendrier qui nous est imposé est impossible à tenir. On ne fait pas cinq réformes sociales en France en même temps et à vouloir trop faire trop vite on va bâcler le travail", a déclaré François Chérèque. Force ouvrière souligne tout de même qu'aucun décret, préalablement annoncé par François Fillon sur la réforme des régimes spéciaux, n'a été évooqué : "les jours à venir montreront si le dialogue est possible ou pas". Le syndicat estime cependant que la remise en cause des 35h est "inacceptable".
La CGT, quant à elle, appelle d'ores et déjà à une mobilisation le 13 octobre prochain. "C'est un discours totalement déséquilibré entre ce qui relève de la responsabilité des employeurs, totalement exonérés aujourd'hui, et les efforts que l'on demande aux salariés de notre pays", a jugé Bernard Thibault. "Je m'inscris en faux contre l'idée que les contraintes justifiant des écarts entre régimes aient disparu. (...) Nous ne nous sentons pas tenus par le calendrier infernal imposé", a ajouté Didier Le Reste de la CGT-cheminots.
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