L'entrée de bureaux de Hewlett-Packard. © LCIIls sont 323 salariés de l'ancienne usine Hewlett Packard de l'Isle d'Abeau, dans l'Isère. Ce qui représente autant d'actions individuelles devant le conseil des prud'hommes de Vienne. Ils poursuivent HP et la société Sanmina pour licenciements abusifs, et le procès qui commence ce lundi dans un gymnase de la ville pourrait durer deux ou trois jours.
En cause : le rachat au printemps 2002 de leur usine par la société américaine Sanmina-SCI, spécialisée dans la sous-traitance informatique. L'usine HP de l'Isle d'Abeau employait alors 500 salariés à la fabrication d'ordinateurs PC ou de serveurs destinés à la clientèle professionnelle en Europe. Mais Sanmina devait fermer le site en 2005.
Promesses non tenues
Au moment de la vente, le responsable de la stratégie industrielle de HP, Xavier de Montgros, avait pourtant assuré qu'il n'y aurait pas de licenciements. Mais il avait ajouté que le sous-traitant "devait améliorer la compétitivité de l'usine, notamment en servant d'autres clients". Trois ans plus tard, Sanmina, qui n'avait jamais réussi à obtenir pour son son site isérois des commandes d'autres clients, invoquait "la concurrence des pays d'Europe de l'Est et de l'Asie" et décidait de fermer l'usine.
"Nous poursuivons ces deux firmes pour usage abusif de l'article 122-12 sur les cessions d'entreprises qui stipule que nous aurions dû être repris avec les mêmes contrats de travail et les mêmes avantages, ce qui n'a pas été le cas", dénonce aujourd'hui Georges Muratore, délégué syndical CGT. "D'autre part le repreneur aurait dû être une entité propre, par exemple avoir son propre service commercial, ce qui n'était pas le cas". Chaque salarié demande une moyenne de 30.000 euros de dommages et intérêts.
D'après agence
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