L'enquête s'étend aux prédécesseurs de Gautier-Sauvagnac

Par D.S. (d'après agences), le 16 octobre 2007 à 16h43 , mis à jour le 17 octobre 2007 à 09h56

De nouvelles perquisitions ont été menées mardi au bureau et au domicile de l'ancien président de l'Union des industries et métiers de la métallurgie. Plusieurs membres de l'organisation patronale ont reçu la visite des enquêteurs.

Denis Gautier-Sauvagnac UIMM Union des industries et métiers de la métallurgie UnedicDenis Gautier-Sauvagnac, président de Union des industries et métiers de la métallurgie et vice-président de l'Unedic © LCI

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A quoi servait l'argent ?
 

Quatre perquisitions ont été menées mardi aux domiciles de plusieurs membres de l'Union des industries et  métiers de la métallurgie, dont celui de l'ancien président Daniel Dewavrin. Ces fouilles ont eu lieu dans le cadre de l'enquête préliminaire sur des retraits de fonds suspects opérés sur des comptes de l'organisation à la demande de son président actuel, Denis Gautier-Sauvagnac.

Le matin même, le bureau de Daniel Dewavrin au siège de la confédération patronale à Paris avait déjà été visité par les enquêteurs. Ils avaient également perquisitionné le bureau du délégué général adjoint,  Dominique de Callan.

Un trésor de guerre

De nouvelles découvertes en fin de semaine dernière portent à environ 17 millions d'euros les retraits suspects effectués entre 2000 et 2007 sur trois comptes de l'UIMM. Les Echos, dans leur édition de mardi, révèlent que l'UIMM dispose d'un "trésor de guerre" de plusieurs centaines de millions d'euros provenant d'une "cotisation spéciale" versée par les entreprises sur leur masse salariale.

L'enquête n'a pas permis pour l'instant d'identifier la destination des fonds. Les syndicats ont démenti tout financement occulte, une piste évoquée par la presse. Denis Gautier-Sauvagnac avait initialement parlé du financement des "oeuvres sociales" de l'UIMM, évoquant l'aide aux salariés et retraités nécessiteux. Il a ensuite expliqué avoir utilisé l'argent pour "fluidifier les relations sociales", sans autres précisions.

"Rien d'occulte"

Daniel Dewavrin a assuré dans un entretien au Monde que "les  retraits en espèces (des caisses de l'UIMM) ne sont pas des infractions", car "Nous sommes dans un cadre juridique délibérément souple et peu contraignant". "Il n'y a pas d'obligation comptable pour l'UIMM, qui est une organisation syndicale soumise à la loi Waldeck-Rousseau de 1884", qui a pour objet "d'assurer l'indépendance des organisations syndicales", a-t-il rappelé. "Ces sommes n'ont absolument rien d'occulte, ce n'est pas de l'argent sale,  et les retraits eux-mêmes n'ont rien non plus d'occulte", a-t-il ajouté.

Lundi soir, "DGS" a proposé de se "mettre en retrait" de lui-même de la négociation sur la modernisation sur le marché du travail. Il "continue de présider la commission Relations du travail et politiques de l'emploi et d'apporter son expérience et sa compétence aux travaux du Conseil exécutif", précise un communiqué diffusé après la réunion d'un comité exécutif (lire notre article).

Parisot veut plus de la transparence

La présidente du Medef, Laurence Parisot, a annoncé mardi que l'organisation patronale allait rapidement modifier ses statuts pour renforcer "la transparence financière" et intégrer l'obligation pour tous ses adhérents de publier des comptes certifiés. Revenant sur l'enquête qui vise le numéro deux du Medef et président de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), Denis Gautier-Sauvagnac, pour des retraits suspects sur les comptes de son organisation, elle a souhaité en finir avec "une certaine logique et une conception des relations sociales qui sont totalement dépassées". Alors que certains ont affirmé que les sommes retirées permettaient de "fluidifier" les relations sociales, Mme Parisot a jugé cette expression "ubuesque".

(D'après agence)

Par D.S. (d'après agences) le 16 octobre 2007 à 16:43
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4 Commentaires

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  • Yves, le 17/10/2007 à 10h38

    Bizarrement personne ne reagit au sujet des detournements de fric que font les grands patrons(medef,eads,etc)les francais preferent tirer sur les cheminots et autres travailleurs qui ont gagnes de haute lutte les avantages qu'ils ont!evidemment,puisque sarko ne leur bourre pas le mout avec ces patrons voyous(ce sont ses copains)par contre il sait bien monter les francais les uns contre les autres!reveillez vous,ou vous viendrez pleurer quand il sera trop tard!

  • Brigitte, le 17/10/2007 à 10h03

    Peut-être que les patrons vous pouvoir avec tout cet argent boucher un petit trou de la sécu, ce serait le moins qu'ils puissent faire. Mais peut-être en avaient-ils déjà l'intention !!!

  • Barbouille, le 17/10/2007 à 05h09

    Il est bien évident qu'on ne trouvera pas la trace des fonds dans la comptabilité des organisations syndicales. Mieux vaudrait examiner le train de vie des dirigeants syndicaux !

  • D, le 17/10/2007 à 00h27

    Que les salariés et les retraités nécessiteux qui ont beneficie des 17 millions d'euros se fassent connaitre ! Ils doivent bien se souvenir de cette générosité du patronat.

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