Denis Gautier-Sauvagnac, président de Union des industries et métiers de la métallurgie et vice-président de l'Unedic © LCI![]() |
| A quoi servait l'argent ? |
Quatre perquisitions ont été menées mardi aux domiciles de plusieurs membres de l'Union des industries et métiers de la métallurgie, dont celui de l'ancien président Daniel Dewavrin. Ces fouilles ont eu lieu dans le cadre de l'enquête préliminaire sur des retraits de fonds suspects opérés sur des comptes de l'organisation à la demande de son président actuel, Denis Gautier-Sauvagnac.
Le matin même, le bureau de Daniel Dewavrin au siège de la confédération patronale à Paris avait déjà été visité par les enquêteurs. Ils avaient également perquisitionné le bureau du délégué général adjoint, Dominique de Callan.
Un trésor de guerre
De nouvelles découvertes en fin de semaine dernière portent à environ 17 millions d'euros les retraits suspects effectués entre 2000 et 2007 sur trois comptes de l'UIMM. Les Echos, dans leur édition de mardi, révèlent que l'UIMM dispose d'un "trésor de guerre" de plusieurs centaines de millions d'euros provenant d'une "cotisation spéciale" versée par les entreprises sur leur masse salariale.
L'enquête n'a pas permis pour l'instant d'identifier la destination des fonds. Les syndicats ont démenti tout financement occulte, une piste évoquée par la presse. Denis Gautier-Sauvagnac avait initialement parlé du financement des "oeuvres sociales" de l'UIMM, évoquant l'aide aux salariés et retraités nécessiteux. Il a ensuite expliqué avoir utilisé l'argent pour "fluidifier les relations sociales", sans autres précisions.
"Rien d'occulte"
Daniel Dewavrin a assuré dans un entretien au Monde que "les retraits en espèces (des caisses de l'UIMM) ne sont pas des infractions", car "Nous sommes dans un cadre juridique délibérément souple et peu contraignant". "Il n'y a pas d'obligation comptable pour l'UIMM, qui est une organisation syndicale soumise à la loi Waldeck-Rousseau de 1884", qui a pour objet "d'assurer l'indépendance des organisations syndicales", a-t-il rappelé. "Ces sommes n'ont absolument rien d'occulte, ce n'est pas de l'argent sale, et les retraits eux-mêmes n'ont rien non plus d'occulte", a-t-il ajouté.
Lundi soir, "DGS" a proposé de se "mettre en retrait" de lui-même de la négociation sur la modernisation sur le marché du travail. Il "continue de présider la commission Relations du travail et politiques de l'emploi et d'apporter son expérience et sa compétence aux travaux du Conseil exécutif", précise un communiqué diffusé après la réunion d'un comité exécutif (lire notre article).
Parisot veut plus de la transparence |
La présidente du Medef, Laurence Parisot, a annoncé mardi que l'organisation patronale allait rapidement modifier ses statuts pour renforcer "la transparence financière" et intégrer l'obligation pour tous ses adhérents de publier des comptes certifiés. Revenant sur l'enquête qui vise le numéro deux du Medef et président de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), Denis Gautier-Sauvagnac, pour des retraits suspects sur les comptes de son organisation, elle a souhaité en finir avec "une certaine logique et une conception des relations sociales qui sont totalement dépassées". Alors que certains ont affirmé que les sommes retirées permettaient de "fluidifier" les relations sociales, Mme Parisot a jugé cette expression "ubuesque". |
(D'après agence)
Retour MYTF1

Chargement en cours...





