L'ancien patron de l'UIMM Denis Gautier-Sauvagnac a toujours refusé de révéler les bénéficiaires de la "caisse noire" de l'organisation © LCIIl avait déjà décidé de se mettre à l'écart des négociations avec les syndicats. Désormais, il abandonnera aussi en novembre la présidence de la puissante Union des industries et métiers de la métallurgie, poste pour lequel son mandat ne devait s'achever que fin 2009. Denis Gautier-Sauvagnac restera toutefois délégué général de l'organisation patronale.
Outre cette annonce, Denis Gautier-Sauvagnac, qui concentre sur sa personne les critiques et les pressions depuis le lancement d'une enquête à propos de retraits suspects sur les comptes de l'UIMM, a reconnu pour la première fois l'existence d'une caisse de 600 millions d'euros. Mais il affirme que l'argent de l'UIMM "n'a apporté aucune aide aux partis politiques" et "je n'ai jamais donné d'argent à un parlementaire".
Une aide aux salariés grévistes
Selon lui, cette caisse noire vient de la caisse de secours mutuel, l'Epim, créée en 1972 pour venir en aide aux salariés grévistes et aux entreprises ayant subi des préjudices lors de conflits sociaux. A l'époque, "1800 entreprises qui employaient 1,2 million de salariés ont cotisé à cette caisse à hauteur de 0,2 pour 1000 de leur masse salariale (0,4 pour mille à partir de 2001)", a-t-il détaillé. Au total, 290 millions d'euros ont été encaissés par l'UIMM, dont "170 millions ont été utilisés depuis 35 ans pour indemniser les entreprises". Restent 120 millions, qui une fois placés permettent d'arriver à un total de 600 millions...
Denis Gautier-Sauvagnac a toutefois indiqué que l'UIMM allait engager "une réforme à la fois comptable et statutaire", "une opération de clarification et de rénovation exemplaire". L'organisation disposera à partir du 1er janvier 2008 de comptes certifiés, bien que la législation en vigueur ne l'y oblige pas.
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