Un ancien président de l'UIMM soutient Denis Gautier-Sauvagnac dans une interview au Monde du 16 octobre 2007 © LCI"Ce que l'on prétend découvrir aujourd'hui n'est pas un mystère pour tout le monde, c'est même assez largement connu", déclare un prédécesseur de Denis Gautier-Sauvagnac, Daniel Dewavrin, ex-président de l'UIMM dans une interview au Monde du 16 octobre. Ce dernier apporte son soutien à l'actuel président de l'Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM). Au nom des anciens présidents de l'UIMM, il lui confirme sa totale confiance tout en affirmant vouloir rétablir la vérité.
Le système des retraits d'argent n'est pas nouveau et visait à "fluidifier les relations sociales". "M. Gautier-Sauvagnac n'est pas celui qui a mis en place ce système, cela existait bien avant lui".
Repenser le financement des organisations syndicales
Selon Daniel Dewavrin, à la tête de l'UIMM de 1999 à 2006, cet argent, 2 millions d'euros par an environ, était constitué "par des cotisations volontaires et supplémentaires". En plus de leurs cotisations annuelles normales, certaines entreprises versaient des sommes "déclarées et pas en espèces", précise l'ancien dirigeant de Faurecia, un équipementier automobile qui aurait participé à ce financement. Quant aux montants de ces versements, "on peut penser qu'autrefois c'était même beaucoup plus" que 2 millions d'euros, ajoute Daniel Dewavrin.
Sur l'attribution de cet argent, l'ancien président d'une des plus puissantes fédérations syndicales reste sibyllin. Lorsque Le Monde affirme que M. Gautier Sauvagnac a indiqué que cet argent servait à "fluidifier les relations sociales", D. Dewavrin confirme : "Je ne peux que confirmer ses termes" avant de préciser que "dans l'état actuel du dossier, des explications précises seront réservées aux enquêteurs". Avant de conclure qu'il faut repenser le financement des organisations syndicales.
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