Grève ou pas grève, les syndicats se divisent

le 20 octobre 2007 à 12h41 , mis à jour le 20 octobre 2007 à 13h03

Après la suspension du mot d'ordre de grève lancé à la SNCF par la Fgaac, la CGT-cheminots veut "demander des comptes" sur des "discussions en coulisse".

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Après la grève de jeudi contre la réforme annoncée des régime spéciaux de retraite, et la poursuite des perturbations ce week-end, les fédérations de la SNCF doivent se réunir lundi et celles de la RATP mardi, pour mettre au point leur stratégie. A la SNCF, deux syndicats sur huit, Sud Rail et FO, ont appelé à poursuivre la grève au-delà de la journée d'action prévue et vendredi, certaines assemblées générales ont relayé cet appel. D'où les blocages inégaux observés samedi dans les transports, et notamment en région parisienne, malgré le "retour à la normale" annoncé.

Mais la suspension du mot d'ordre de grève lancé par la Fgaac, deuxième syndicat chez les conducteurs (25.000 des 164.000 salariés de la SNCF), alors que ce syndicat avait initialement appelé à une reconduite du mouvement, a jeté un froid parmi les cheminots. Le secrétaire général de la CGT-cheminots, Didier Le Reste, a affirmé vouloir "demander des comptes" sur des "discussions en coulisse". Il a réaffirmé samedi que la CGT maintenait son opposition au "cadrage actuel de la réforme des régimes spéciaux" de retraite, et ne négocierait pas dans les entreprises. La CGT, a-t-il prévenu, pourrait appeler "à d'autres mobilisations y compris à un mouvement de grève plus long", en cas de "blocage dans les discussions" avec le ministre du Travail.

Le ministère attend les propositions des syndicats

Celles-ci devraient se dérouler tout au long de la semaine. Samedi, aucune date n'était arrêtée, a indiqué le ministère, où l'on affirme que "seul l'objectif de passer de 37,5 annuités de cotisations de retraite à 40 n'est pas négociable". D'où cet attentisme affiché au ministère : "Nous attendons les propositions" des confédérations. Car pour l'heure, seule la CFDT qui, à l'inverse de la CGT, FO et Solidaires, n'est pas hostile à l'allongement de la durée de cotisation des salariés bénéficiaires de régimes spéciaux, a transmis des "contre-propositions" au ministre du Travail, où elle demande le maintien de possibles "départs anticipés" pour "compenser la spécificité des métiers". Vendredi, en prévisions des discussions engagées par son ministre, le président Nicolas Sarkozy a rappelé que "la stratégie du gouvernement, à la fois ferme sur l'objectif de la réforme des régimes spéciaux et ouverte, reste la nôtre".

Du côté de la RATP, six syndicats ont également refusé, lors d'une assemblée générale vendredi, de participer à "toute négociation d'entreprise", alors que le président de la RATP, Pierre Mongin, a affirmé vendredi soir être prêt "à ouvrir une discussion dans l'entreprise" dès la semaine prochaine.

D'après agence

le 20 octobre 2007 à 12:41
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3 Commentaires

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  • Claude, le 20/10/2007 à 15h31

    A quel age peut-on commencer à conduire un train ? ajouter à ceci 40 ans , comme pour le privé d'ailleurs et l'age de la retraite se situe vers quel age ? 62 , 65 ans et plus . A 60 ans vous commencez déjà à faire partie des "tamalou" ,mal dans le dos , les articulations qui rouillent , vous êtes plus sensible aux maladies , les réflexes baissent , la force physique aussi , vous n'êtes plus trop compétitif , déjà à 50/55 ans si votre société dépose le bilan , pour vous aussi c'est le début de la fin pour retrouver un emploi ,( dans la mesure ou il y en ait ) , j'en sais quelquechose . Bon courage !

  • Foxie, le 20/10/2007 à 15h01

    La belle détermination du président et du premier ministre n'était donc qu'un effet de manche. Maintenant qu'on a cédé pour une catégorie, on va devoir continuer pour les autres. En outre, on devine ce qu'il en sera des négociations entreprise par entreprise qui doivent suivre; pour assurer la "paix sociale", par couardise en fait, on fera comme à la Banque de France: "bonifications" diverses pour annuler en pratique l'allongement de la durée de cotisation, compensations salariales, etc..., et au final on aura vidé la réforme de sa substance et on comptera comme actuellement sur le scandaleux siphonnage par l'Etat de la caisse de retraite des salariés du privé (près d'un milliard d'euros chaque année depuis plusieurs années) pour renflouer les régimes spéciaux, en plus de leur subventionnement par les contribuables. Les hyper-corporatistes auront encore gagné sur le dos des victimes de leurs grèves d'un autre âge, et seront encouragés à recommencer.

  • Jean, le 20/10/2007 à 14h52

    Je ne vote pas Sarkosy, mais d'accord, le principe des régimes spéciaux est totalement injustifié à notre époque. Prenons en compte la pénibilité du travail, là, oui, quelques aménagements s'imposent. Il y a des tas de gens dont je suis qui travaillent la nuit , le dimanche et les jours fériés et qui ne bénéficient pas de tels avantages. Les cotisations ont été portées de 37 ans et demi à 40 ans dans le secteur privé. Pourquoi ne pas uniformiser ? ce qui serait équitable car tous le monde paye pour ces privilèges.

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