L'ANPEUn chômeur, un interlocuteur. Voilà quel devrait être l'effet immédiat de la fusion ANPE-Assedic selon Christine Lagarde, la ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi, dans un entretien aux Echos, mardi. Selon elle, "avec la fusion de l'ANPE et de l'Unedic, chaque chômeur disposera d'un interlocuteur unique, qui assurera à la fois son accueil, son inscription, son indemnisation et son accompagnement dans la recherche d'un nouvel emploi".
Christine Lagarde affirme par ailleurs que la fusion ANPE-Assedic permettra à chaque agent de suivre trente demandeurs d'emploi contre 60 actuellement. Devant la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale mardi après-midi, la ministre a estimé que la fusion
ANPE-Unedic serait effective "dans six mois ou un an" et a annoncé le gel des "maisons de l'Emploi", lancées en 2005 par Jean-Louis Borloo pour regrouper en un même lieu les partenaires agissant sur l'emploi au niveau local. Il faut "attendre que les Assedic et l'ANPE fournissent un service unifié" et revoir "dans six mois ou un an", lorsque "la fusion sera effective", la question des maisons de l'emploi, a indiqué Christine Lagarde.
Par ailleurs, dans Les Echos, elle a dit oeuvrer pour ramener le taux de chômage à 5% avant la fin 2012, rapprochant le taux d'emploi de 70%. Elle a aussi annoncé qu'elle engageait maintenant une concertation avec l'ensemble des partenaires sociaux sur "la nouvelle architecture du service public de l'emploi" et qu'un "projet de loi sera ensuite présenté au Parlement en décembre pour une adoption définitive début 2008".
Le Medef a réagi favorablement aux annonces. La CFTC a espéré que le "paritarisme soit conforté à l'Unedic". De nombreux parlementaires n'ont en revanche pas apprécié l'annonce, quelques mois avant les municipales, du gel des Maisons de l'Emploi lancées par Jean-Louis Borloo. Plusieurs élus de l'opposition ont ainsi vivement réagi, critiquant les "incohérences" du gouvernement. Pour Monique Iborra, député PS de Haute-Garonne, le "fin mot de l'histoire est le suivant : le plan de cohésion sociale largement médiatisé par M. Borloo avant les élections en fait était un plan très onéreux. Aujourd'hui, je pense que l'Etat n'est plus en mesure de répondre à ses engagements de financement, en particulier pour les maisons de l'emploi".
(D'après agence)
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