Le pouvoir d'achat des fonctionnaires en question

le 08 octobre 2007 à 09h13 , mis à jour le 08 octobre 2007 à 10h39

Le gouvernement organise ce lundi une deuxième conférence sur la Fonction publique.

TF1/LCI : Entreprise : réunion de travailEntreprise : réunion de travail © TF1/LCI

Une semaine après la conférence sur les valeurs et missions de la fonction publique, une deuxième conférence débute ce lundi avec l'objectif affiché par le ministère d'harmoniser les méthodes de calcul du pouvoir d'achat des fonctionnaires, un sujet particulièrement sensible aux yeux des syndicats. Une polémique oppose depuis plusieurs années les ministres successifs de la Fonction publique et les syndicats qui évaluent à plus de 6% la perte de pouvoir d'achat des 5,2 millions de fonctionnaires depuis 2000.
 
Au-delà de ce contentieux, les huit fédérations syndicales du secteur (CGT, FSU, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, Unsa et Solidaires) ont réclamé à plusieurs reprises depuis l'élection de Nicolas Sarkozy des négociations salariales pour 2007, année vierge de toute revalorisation selon elles. Plus récemment, le ministère a publiquement remis en cause une étude de l'Insee du mois de juillet, relevant que le salaire des agents de la Fonction publique d'Etat avait diminué de 0,9% entre 2004 et 2005, à 2 27 euros nets par mois en moyenne. Le secrétaire d'Etat à la Fonction publique André Santini l'avait même jugée "totalement erronée". Pour calculer l'évolution salariale, le gouvernement prend en compte seulement les agents présents à la fois en 2004 et en 2005, et non l'ensemble des effectifs de l'année, comme l'Insee.
 
Négociations?
  
Autre sujet de discorde : les syndicats considèrent le point d'indice (base de calcul du salaire) comme "la pierre angulaire" du pouvoir d'achat, alors que le ministère refuse de "se cantonner" à cet élément représentant selon lui seulement 25% de l'évolution salariale. Le ministre du Budget, Eric Woerth, a annoncé "vouloir mettre fin aux bisbilles sur la façon dont on mesure le pouvoir d'achat des agents" dans une interview au Journal du Dimanche. Lundi, il a prévenu dans une interview au Parisien que la conférence de lundi n'était pas une "négociation salariale". 

Une hausse de 1% du point d'indice ampute le Budget de l'Etat de 800  millions d'euros pour la seule Fonction publique d'Etat. Traditionnellement, les négociations ministère-syndicats achoppent sur la valeur de cette augmentation et s'achèvent par une mesure unilatérale du ministère.
  
Ce cycle de rencontres, ponctué de groupes de travail, devait initialement s'achever avant la fin de l'année, mais pourrait finalement se prolonger au-delà, précise une source ministérielle. Une conférence de clôture permettra d'établir un bilan et d'identifier les points d'accord et de désaccord. Certains thèmes pourraient alors "déboucher sur des négociations", précise le ministère. Mais d'ici là, les syndicats, désireux d'entrer dans le vif du sujet le plus tôt possible et très remontés contre les 22.900 suppressions d'emplois prévues en 2008, risquent de s'impatienter. Ils ont convenu de se retrouver fin octobre pour définir les modalités d'une action mi-novembre.

(D'après agence)

le 08 octobre 2007 à 09:13
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

1 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Michel, le 08/10/2007 à 09h47

    Encore! Il faut cessez d'avoir des concertations des négociations et des blablas. Il faut passer à l'action. Réformes. Ce type d'actions, c'est le principe du syndrôme de la fuite en avant. Manque de carisme.

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      • Le grand quiz de l'info
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        Nous recommandons
        logAudience