Sarkozy: "cette réforme nous la ferons"

le 19 octobre 2007 à 11h56 , mis à jour le 19 octobre 2007 à 21h44

Le Premier ministre a lui aussi répété que la réforme serait accomplie et que l'harmonisation de la durée des cotisations de retraite entre les divers régimes n'était "pas négociable".

Manifestation contre la réformes des régimes spécieux de retraite à RennesManifestation contre la réformes des régimes spécieux de retraite à Rennes © TF1/LCI

En plein mouvement social contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, le gouvernement affiche sa détermination. "Cette réforme je m'y suis engagé et nous la ferons", a affirmé vendredi Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse au sommet européen de Lisbonne. "Il y a matière à négocier. La fermeté c'est aussi savoir écouter l'autre, et c'est ce que nous sommes en train de faire", a-t-il ajouté, s'étonnant de l'absence de questions des journalistes sur la grève de jeudi.  

Avant lui, François Fillon avait lui aussi réaffirmé que la réforme serait "menée à bien". Il a toutefois précisé qu'il comprend "qu'elle puisse susciter des inquiétudes comme tout changement". Plus tôt dans la matinée, David Martinon, le porte-parole de l'Elysée avait déclaré sur LCI : "Le président a été élu sur un programme de réformes, il fera ces réformes". La veille, sur TF1, Xavier Bertrand avait assuré qu'on ne pouvait pas " se passer de cette réforme".
 
En déplacement à Nîmes, le Premier ministre, a réaffirmé que l'harmonisation de la durée des cotisations de retraite entre les divers régimes "n'est pas négociable". "L'harmonisation à quarante annuités de la durée des cotisations de retraite de tous les Français, cela, c'est un sujet qui n'est pas négociable", a-t-il réaffirmé vendredi, lors d'un déplacement à Nîmes. "Le gouvernement est ouvert au dialogue et continuera de chercher avec les partenaires sociaux les voies d'un accord", a-t-il dit.
 
"La réforme ne passera pas"


Xavier Bertrand, avait quant à lui estimé, jeudi sur TF1, que les solutions à trouver pour sortir du conflit portaient sur la question du "montant des retraites". "Si on veut les garantir, il faut travailler plus longtemps. Il y a un engagement que je prends, devant les Français, devant les agents de ces régimes spéciaux: s'ils font une carrière complète, ils auront une retraite complète alors qu'aujourd'hui ce n'est pas possible, parce qu'aujourd'hui, à 50 ans ou 55 ans dans certaines entreprises, même si vous voulez continuer à travailler, vous ne pouvez pas" a ajouté le ministre. "On a plus à gagner dans la négociation que dans le conflit" avait-il ajouté.
 
Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, avait averti le gouvernement, que, "dans les contours actuels, la réforme ne passera pas". "Il faut donc qu'il (le ministre du Travail Xavier Bertrand ndlr) accepte que dans les prochains entretiens, si propositions il doit y avoir de notre part, ces propositions soient de nature à influencer le cadre général qui, jusqu'à présent, est sensé nous être imposé", a-t-il ajouté.

AG dans la journée

Deux syndicats de la SNCF sur huit, Sud Rail et FO (minoritaires), ont appelé à la reconduction du mouvement vendredi mais la Fgaac (agents de conduite autonomes), qui avait adopté initialement la même position, a "suspendu" son mot d'ordre jeudi soir après avoir "obtenu des garanties de la direction et du gouvernement". Les cheminots FO et Sud-Rail, réunis vendredi en assemblées générales à Marseille, ont voté la reconduction de la grève jusqu'à samedi 20 heures, ont indiqué les deux syndicats. A Toulon, les grévistes ont décidé de ne pas appeler à une reconduite du mouvement samedi. Des assemblées générales devaient avoir lieu vendredi après-midi à Avignon et Miramas.

Jeudi, la mobilisation a remporté un succès historique avec 73,5% de grévistes chez les cheminots, dont tous les syndicats étaient unis pour la première fois depuis 1995, et 58% chez les agents RATP. Xavier Bertrand recevra à nouveau les organisations syndicales dans le courant de la semaine prochaine.  

Réformes: 67% des Français pour que le gouvernement ne cède pas

67% des Français souhaitent que le gouvernement ne cède pas aux revendications des syndicats à l'issue de la grève, selon un sondage OpinionWay pour Le Figaro et LCI publié vendredi, mais réalisé les deux jours précédant le mouvement (auprès d'un échantillon représentatif de 916 personnes). 30% sont d'une opinion contraire et 3% ne se prononcent pas. Pour 40% des personnes interrogées, le mouvement social va se poursuivre quelques jours, 27% estimant qu'il va s'arrêter rapidement et 32% qu'il va durer plus longtemps.


(D'après agence)
le 19 octobre 2007 à 11:56
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8 Commentaires

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  • Mousselon, le 19/10/2007 à 15h10

    Quoi de plus normal que tout le monde soit a egalitè.le temps des avantages et revolu .quand je vois les cheminots se plaindre et raler tout les quatres matins sa me revolte.quaand je pense qu ils touchent encore la prime au charbon!! mais ca chutttt

  • F, le 19/10/2007 à 14h54

    La première chose à faire est de leur retirer le droit de grêve!

  • Michel, le 19/10/2007 à 13h55

    Le temps des privilèges est fini. Sinon, c'est le privé qui cessera de payer pour les autres.

  • Basta, le 19/10/2007 à 13h44

    Ne cédez pas à ce chantage syndicaliste nous payons pour leur privilège et ils veulent nous faire croire que c'est pour notre bien!!! comment nous faire croire qu'on reviendra à l'ancien système de cotisation alors qu'on commence à cotiser plus tard et que l'on vit plus vieux? Ces syndicalistes sont des CLOWNS Ou c'est nous qu'ils pennent pour des CLOWNS!!! QUE VEULENT-ILS DETRUIRE PAR LEUR ATTITUDE ?

  • Limouzin, le 19/10/2007 à 13h41

    Je voudrais dire a ces messieurs grevistes que je suis pour les 55 ans a la retraite a ondition qu'ils ceux l'autofinance par les caisses.

  • Did, le 19/10/2007 à 13h14

    40 c'est normal, les syndicats sont juste là pour programmer les grèves, de toutes manières ils sont contre tout.

  • Guigui, le 19/10/2007 à 13h07

    Et si on en profitait pour changer le nom des syndicats, de "partenaires sociaux" à "obstructeurs catégoriels" ?

  • Carisa, le 19/10/2007 à 12h25

    J'espere que nous n'allons pas nous retrouver avec une mesurette

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