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le 14 novembre 2007 à 15h41, mis à jour le 15 novembre 2007 à 14:10
Le ministre du Travail a déclaré qu'à l'issue de ce délai les textes réglementaires relatifs à la réforme des régimes spéciaux seront rendus publics et publiés.
Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, le 14 novembre 2007 © TF1/LCIUn mois, pas une journée de plus. C'est ce qu'a annoncé Xavier Bertrand mercredi soir à l'issue d'une nouvelle journée de grève menée par les syndicats de la SNCF et de la RATP. Le ministre du Travail donne aux organisations syndicales un mois pour négocier dans les entreprises et les branches sur la réforme des régimes spéciaux de retraite. "L'objectif d'un mois de négociation dans l'entreprise ou la branche peut être retenu", écrit Xavier Bertrand dans une lettre adressé aux dirigeants de la CGT, la CFDT, la Fgaac, l'Unsa, Force ouvrière, la CFTC et la CFE-CGC. "A l'issue de ce délai, les textes réglementaires relatifs à la réforme des différents régimes spéciaux seront rendus publics, puis publiés."
Nicolas Sarkozy a lui demandé que le conflit "s'arrête le plus vite possible". "La proposition d'organiser pour chaque régime spécial une réunion tripartite entre les directions des entreprises, les organisations syndicales en présence d'un représentant de l'Etat est acceptée", a confirmé le porte-parole de l'Elysée. Nicolas Sarkozy estime par conséquent que "les conditions sont donc réunies pour que l'ensemble des organisations syndicales puissent participer aux négociations d'entreprises et de branche", a-t-il rapporté. A l'origine, les négociations devaient avoir lieu au sein des entreprises, RATP, SNCF, EDF, GDF, mais sans la tutelle de l'Etat. Une perspective que la CGT, locomotive du mouvement, refusait.
Chérèque appelle à suspendre la grève
Alors que le mouvement a été reconduit mercredi soir à la SNCF par cinq syndicats de cheminots et à la RATP pour jeudi, le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a déclaré mercredi sur France 3 avoir les éléments pour "suspendre la grève à la SNCF", après avoir reçu une "lettre de méthode" du ministre du Travail Xavier Bertrand sur les négociations de la réforme des régime spéciaux. En langage non codé, le gouvernement signifie aux syndicats qu'il accepte de s'impliquer dans les négociations entreprise par entreprise. "Nous voulions des garanties sur les négociations, l'application de la réforme et le temps sur lequel il faut l'appliquer, on a maintenant la souplesse nécessaire", a-t-il expliqué. François Chérèque a reçu des garanties du ministre sur "la pénibilité", "les problèmes de salaires" et "les poly-pensionnés qui ont fait un partie de leur carrière dans le privé et une autre dans les entreprises publiques".
Toutefois, le renvoi des discussions aux entreprises ne règle pas tout d'une baguette magique. Force Ouvrière déclarait, elle, hier à LCI.fr qu'elle n'était pas contre des réunions par entreprise mais "sans préalable" de l'Etat, autrement dit que tout soit négociable. "Tout doit être sur la table", a déclaré mercredi soir le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly. Et Sud Rail demande toujours "le retrait de la réforme", ainsi qu'une "négociation globale pour l'amélioration de l'ensemble" des régimes de retraite. Le syndicat assure de plus jeudi matin ne pas avoir reçu cette fameuse "lettre de méthode". Bernard Thibault a lui laissé entendre qu'en en fonction de l'attitude du gouvernement, le mouvement pourrait être "raccourci".
Pour François Hollande, le gouvernement recule |
François Hollande a estimé mercredi que le gouvernement et Nicolas Sarkozy ont été obligés de reculer sur la réforme des régimes spéciaux de retraite. Le gouvernement et le Président de la République "veulent agir avec autoritarisme et en force et ils sont obligés de reculer, c'est ce qui vient de se passer sur la question des régimes de retraite", a déclaré le premier secrétaire du PS dans les couloirs de l'Assemblée nationale. "Je demande au président de la République, au gouvernement, de ne pas perdre une minute de plus et d'ouvrir la négociation de manière à ce qu'on sorte de ce conflit dignement avec une réforme qui sera consentie", a-t-il dit. |
(D'après agence)
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