
A un peu plus d'un mois de Noël, les salariés de l'entreprise de transport Fedex ont débuté jeudi soir un débrayage. Conséquence : plusieurs milliers de colis sont restés bloqués ou ont été retardés vendredi et samedi à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Vendredi, quelque 6.000 colis étaient bloqués, selon une source aéroportuaire. Fedex ne parle de son côté que de légers retards de 30 minutes à une heure, depuis vendredi. "Il y a eu 35 à 45 minutes de retard sur les départs d'avion, et ce sera la même chose pour les jours à venir", a déclaré un délégué syndical Unsa. Samedi soir, ils ont décidé la poursuite du mouvement. Un mouvement qui n'a "qu'un impact limité auprès de la clientèle" selon Fedex. "Nous avons un plan de contingence pour limiter les retards dans ce genre de situation", a expliqué une représentante de l'entreprise.
Une partie des salariés ont décidé de se mettre en grève sans préavis vers 20h jeudi, deux heures après le début de leur service. La CGT, l'Unsa et FO ont apporté leur soutien au mouvement "spontané" des salariés, la CFTC ayant refusé de suivre et la CFDT étant "absente", selon le même délégué syndical. Les salariés réclament une prime de 500 euros, en raison de la traditionnelle augmentation d'activité entre le 15 octobre et la fin janvier, une hausse de 5 centimes du panier kilométrique en raison de la hausse du prix du carburant et une modification des plannings. Environ 800 salariés sur 1.600 se sont mis en grève selon l'Unsa, qui "déposera une lettre d'audience lundi à la direction car l'Unsa est prêt à négocier". Après décompte, les débrayages ont impliqué selon la direction de Fedex en moyenne 65 personnes sur les 2 derniers jours.
Une membre du STAAAP- CFTC (2e syndicat aprés la CGT dans l'entreprise) a affirmé dimanche à LCI.fr que leurs "revendications ne sont pas basées sur des primes exceptionnelles qui sont sans lendemain" mais "sur l' amélioration des conditions de travail qui sont pénibles dans certains services".
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