François Fillon au 20h de TF1 © TF1![]() |
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Le Premier ministre a allié fermeté mais surtout ouverture mardi soir sur TF1. "Il faut le plus rapidement possible que cette grève cesse", a déclaré mardi soir François Fillon, qui a réaffirmé que "le fil du dialogue n'a jamais été rompu" avec les syndicats sur le projet de réforme des régimes spéciaux. Ainsi, il a annoncé avoir demandé au ministre du Travail Xavier Bertrand de recevoir, après la CGT, "toutes les autres organisations" pendant la nuit de mardi à mercredi "pour recueillir leurs propositions" sur la réforme des régimes spéciaux.
"Avec le président de la République, dès que nous avons appris (l'ouverture faite par la CGT), nous avons demandé à Xavier Bertrand de recevoir cette nuit et demain matin, en tous cas d'ici demain matin, toutes les autres organisations", a dit le Premier ministre. Il s'agit de "recueillir leurs propositions et voir comment on peut, dans les meilleurs délais, faire cesser cette grève et rentrer dans ce cycle de négociations dans les entreprises que le gouvernement appelle de ses voeux", a-t-il ajouté. Le chef du gouvernement s'est dit "satisfait" de cette évolution, qui montre selon lui "que tout n'est pas bloqué". Dans ce cadre là, il a appelé "chacun au sens des responsabilités. On respecte le droit de grève, on voit qu'il peut y avoir des négociations, il faut le plus rapidement possible que cette grève cesse", a dit le Premier ministre quelques instants après le début de la grève à la SNCF et à la RATP.
"L'université avait besoin de cette réforme"
Concernant les blocages dans une vingtaine d'universités contre la loi Pécresse, François Fillon a été en revanche très ferme et clair : "il me semble que les étudiants grévistes sont minoritaires. Leurs revendications ne sont pas fondées. L'université avait besoin de cette réforme. J'en appelle à la responsabilité des organisations étudiantes", a-t-il souligné. Affirmer que la loi sur l'autonomie des universités adoptée cet été "conduirait à la privatisation, à la sélection ou à l'augmentation des droits d'inscription" est "faux", a-t-il poursuivi. "Il n'y a pas le début du commencement d'une vérité dans cette affirmation".
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