François Fillon à l'Assemblée nationale, le 21 novembre 2007 © LCI 
Sabotage sur plusieurs lignes SNCF

Des "actes inqualifiables", selon la CGT
Sabotage de cheminots d'un côté, discrédit des syndicats grévistes de l'autre. Les réactions sont nombreuses, après l'annonce de la SNCF de sabotages sur ses lignes TGV Est, Atlantique, Nord et Sud-Est perpetrés mercredi matin, quelques heures avant l'ouverture des négociations sur la réforme des régimes spéciaux. Dans les rangs du gouvernement, on dénonce vivement ces actions menées simultanément vers 6h du matin, tandis que mercredi soir de nouveaux incidents ont entraîné le blocage de trois passages à niveaux sur la ligne C du RER, en région parisienne.
François Fillon a qualifié mercredi à l'Assemblée nationale d'"actes criminels" ces sabotages. "Ceux qui ont commis ces actes ne s'en tireront pas comme cela. La justice est saisie, les enquêtes sont en cours et le sanctions seront très sévères", a promis le Premier ministre. Nicolas Sarkozy a lui exhorté mercredi le gouvernement à ne pas tomber "dans le piège de la provocation" et demandé que les responsables soient punis "avec la plus extrême sévérité".
Les syndicats ont également unanimement condamné ces actes de sabotage. Mais pour les syndicats, les auteurs de ces sabotages ne peuvent pas être des cheminots. Selon FO, ces "actes n'ont rien à voir avec le combat actuel des cheminots pour le maintien de leur régime de retraite". Le syndicat s'interroge d'ailleurs "sur les motifs réels de tels actes" au moment où s'ouvrent des discussions tripartites à la SNCF. Pour l'Unsa, "ces pratiques irresponsables dénaturent l'action des cheminots et sont contraires aux valeurs que défendent leurs syndicats". La SNCF a en tout cas décidé de déposer 18 plaintes pour "dégradations de matériel ferroviaire".
Pour Sud-Rail, rien n'accuse les cheminots
Même condamnations à la CFDT : "ces actes lâches mettent en cause la sécurité des circulations et par conséquent celle des usagers. Leurs auteurs n'en sortiront pas grandis". De son côté, la CGT-cheminots dénonce des "actes inqualifiables commis par des lâches". Le syndicat Sud-Rail demande lui à la direction de la SNCF de faire "preuve d'un minimum de prudence dans ses déclarations" puisqu'il "n'existe pour l'heure aucune preuve que les actes" de sabotage soient "le fait de cheminots".
La direction de la SNCF avaient en effet immédiatement dénoncé mercredi matin une "action coordonnée de sabotage destinée à contrer la reprise observée des trafics", visant à mots-couverts les cheminots. La SNCF stigmatisait ce matin dans son communiqué ces actions, "le fait d'irréductibles qui font preuve d'une totale irresponsabilité". Une plainte a été déposée dans la matinée par la SNCF. "Tout sera mis en oeuvre" pour "identifier les responsables", a en tout cas promis Michèle Alliot-Marie.
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...





