Le gouvernement en quête d'un "déblocage"

le 13 novembre 2007 à 16h44 , mis à jour le 13 novembre 2007 à 21h52

Sarkozy souhaite l'ouverture rapide de négociations dans les entreprises concernées par la réforme des régimes spéciaux. Bertrand multiplie les rencontres.

SarkozySarkozy au Conseil économique et social

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Rencontres à l'Elysée : l'analyse de Marie Croccel

La grève a commencé mardi soir à 20 heures. Une cascade de mouvements devraient suivre après celui lancé dans les transports. Alors que la RATP annonce déjà un trafic quasi-nul dans le métro parisien, Nicolas Sarkozy a reçu mardi soir, en présence de François Fillon, les dirigeants de la SNCF, de la RATP, mais aussi d'EDF et de GDF, "pour faire le point de la situation" avant le début de la mobilisation contre la réforme des régimes spéciaux de retraite.

A l'issue de cet entretien, le porte-parole de l'Elysée David Martinon a affirmé que le chef de l'Etat avait "tout particulièrement insisté sur le fait qu'il souhaitait que les négociations s'ouvrent rapidement entre les directions des entreprises et les organisations syndicales sur l'ensemble des mesures proposées dans l'intérêt des salariés pour accompagner la réforme des régimes spéciaux". Il a cité "la pénibilité, l'emploi des seniors, l'aménagement des fins de carrière, le régime additionnel de retraites sur les primes, les avantages familiaux et conjugaux, les minima de pensions, le rachat d'années d'études, la durée minimale de service pour bénéficier du régime spécial, la prise en compte du handicap et de l'invalidité".

Rencontres en série avec les syndicats

Ce souhait du président a été rendu public par David Martinon au moment même où débutait la grève reconductible à la SNCF - mais, surtout, au moment où la CGT assouplissait sa position : reçu mardi soir par Xavier Bertrand, Bernard Thibault proposait d'ouvrir des "cycles de négociation avec les directions d'entreprises et les représentants de l'Etat sur chacun des régimes spéciaux". François Fillon, qui intervenait au 20 heures de TF1, annonçait alors en plein journal télévisé qu'il avait demandé au ministre du Travail Xavier Bertrand de recevoir, après la CGT, "toutes les autres organisations" pendant la nuit de mardi à mercredi "pour recueillir leurs propositions". Et Xavier Bertrand indiquait pour sa part qu'il recevra mercredi matin la CFTC, la CFDT, FO et la CFE-CGC pour tenter de trouver une "solution de déblocage" dans le bras de fer sur la réforme.

"Ce soir nous avons eu les propositions de la CGT", a souligné Xavier Bertrand. "Là, tout de suite, au ministère, je vais rencontrer l'Unsa et demain matin les autres organisations syndicales", a-t-il poursuivi. "Nous voulons aller le plus rapidement possible pour trouver une solution de déblocage en étant fidèle à tous les piliers de la réforme. Dès que j'aurai vu l'ensemble des acteurs entre ce soir et demain, ça nous permettra de faire savoir comment et quand les discussions d'entreprise pourront s'engager pour que la situation soit complètement débloquée et qu'on puisse retrouver, notamment dans les transports et les entreprises concernées, un cours normal".

Les prévisions de trafic SNCF et RATP, cliquez ici

le 13 novembre 2007 à 16:44
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26 Commentaires

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  • Olivier, le 13/11/2007 à 21h28

    Diviser pour mieux régner...bravo la CGT.

  • Orsini, le 13/11/2007 à 21h09

    Super Président. Il a du cran.

  • Christian, le 13/11/2007 à 21h07

    Finalement, les cheminots vont reprendre d'un coté ce qu'on leur enleve de l'autre et vont continuer a couter si cher à la collectivité !!!! vivement wue l'on privatise cete societe qui nous coute tant d'impots...

  • Patrick, le 13/11/2007 à 21h05

    Monsieur le Président SVP ne cédez pas !

  • FRECARANDA, le 13/11/2007 à 19h04

    Le grand risque, c'est que les pouvoirs économiques et politiques vont réussir à monter les français les uns contre les autres, pendant que eux, se servent de plus en plus grassement. Et ainsi on se détourne du vrai problème de la France, la répartition de la richesse et des fruits du travail. nb/ JE SUIS DROITOS

  • Alain, le 13/11/2007 à 18h58

    53% des français ont élu Sarkozy pour changer la France, pour en faire une France forte. Si l'on doit se serrer la ceinture, faisons-le. D'ailleurs ma retraite n'a pas bougé cette année, et si je suis inquiét pour mes enfants, je suis angoissé pour mes petits-enfants. Je ne comprends pas qu'une minorité impose son point de vue stupide à la majorité.... Merci de m'avoir publié.

  • Nicolas2a, le 13/11/2007 à 18h57

    Tiens bon Nicolas on est tous avec toi!

  • Paris2, le 13/11/2007 à 18h54

    Bien sur f. Hollande toujours critiquer. Y en a marre de lui

  • Max, le 13/11/2007 à 18h35

    Cet évenement se résume ainsi : sarko joue son quinquennat. QUAND ON A DIT CA TOUT EST DIT ! IL N'Y A RIEN A RAJOUTER !

  • Lolo, le 13/11/2007 à 18h34

    Fonctionnaire,je commence à avoir honte de faire partie de la fonction publique!!j'ai un salaire qui tombe automatiquement tous les mois!!comment me plaidre par les temps qui courent!!nicolas-on-est-avec-toi, nicolas-on-est-avec-toi!!!

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