Grève de mardi : les étudiants s'en mêlent

le 11 novembre 2007 à 17h09 , mis à jour le 11 novembre 2007 à 20h02

La coordination nationale étudiante contre la loi sur l'autonomie des universités appelle à bloquer les gares de France la veille du début de la grève à la SNCF.

La coordination nationale réunie à Rennes/LCILa coordination nationale réunie à Rennes © TF1

Une porte-parole explique pourquoi ce blocage mardi
 

Le gouvernement voulait éviter que les étudiants ne fassent jonction avec les grévistes des journées de mobilisation des 14 et 20 novembre. C'est mal parti. La coordination nationale étudiante contre la loi sur l'autonomie des universités a appelé dimanche à bloquer les gares de France mardi, veille du début de la grève à la SNCF. Dans un texte voté par les délégués d'une quarantaine d'universités réunis à Rennes, elle invite également les étudiants à manifester aux côtés des cheminots et des fonctionnaires.

"L'abrogation inconditionnelle de la loi Pécresse" sur l'autonomie des universités demeure la principale revendication du mouvement qui appelle à "la mobilisation" et souhaite se joindre aux autres mouvements sociaux pour "faire face au rouleau compresseur du gouvernement". Ces étudiants voient dans cette loi LRU "un démantèlement du service public de l'enseignement, une mise en concurrence des universités et une augmentation du poids des entreprises et du privé" dans l'enseignement supérieur. Autre revendication spécifiquement étudiante, la coordination a appelé à un "cadrage national des diplômes", ainsi qu'à la "suppression des frais d'inscription".

Votée dans un "climat assez consensuel"

 Maintien des régimes spéciaux, "retour à 37 années et demie de cotisation pour tous les salariés", suppression des franchises médicales ou loi Hortefeux sur l'immigration: ces autres demandes de la coordination élargissent les contours d'une mouvement purement étudiant. Après une quinzaine de jours d'effervescence dans les universités et une accélération inattendue cette semaine, 15 sites universitaires devraient être bloqués lundi et plus d'une cinquantaine d'assemblées générales organisées la semaine prochaine.
 
Le Premier ministre, François Fillon, a réaffirmé dans le Journal du dimanche que cette loi ne conduisait "en aucun cas à la privatisation des universités, en aucun cas à l'augmentation des droits d'inscription, en aucun cas à la sélection en première année, contrairement à ce prétendent certains". Il a rappelé également que cette loi avait été votée en juillet "dans un climat assez consensuel" et "après négociation avec les organisations étudiantes, dont l'Unef".
 
Ce syndicat étudiant, leader de la contestation du CPE au printemps 2006, a assuré dimanche à l'AFP être "en accord stratégique avec la coordination nationale lorsque celle-ci parle de 'mobilisation massive' mais en désaccord sur le fond avec la plupart des revendications", au premier rang desquelles l'abrogation de la LRU qu'il juge "irréaliste".

le 11 novembre 2007 à 17:09
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35 Commentaires

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  • Michael, le 12/11/2007 à 10h22

    Ridicule....les étudiants et bien d'autres ne comprennent vraiment rien! A part demander l'abrogation de tout et n'importe quoi...ils feraient mieux de faire des propositions concretes pour ameliorer les choses!!!! Mais à part manifester... il n'y a que du vent!!

  • Tiphaine, le 12/11/2007 à 09h54

    Je suis moi-même étudiante, en master 2 et j'envisage de mener une these. donc, oui, les facs servent a qqch et il n'y a pas que les fainéants qui y sont!!! maintenant, il est vrai que certains étudiants ne sont quasi présents sur la fac qu en temps de greve... et ce sont ceux qui font le plus de bruit... la démocratie dans les ag est une democratie ou celui qui braille le plus est écouté et ceux qui souhaitent le retour des cours sont hués... et ces gens donnent des leçon sur la democratie et sur nos droits, ca fait peur... de même, lors de ces ag, tout et n importe quoi est voté... ok, la loi pecresse (a laquelle on ne se souciait pas en juillet ou aout, bah non, les brailleurs etaient en vacances...), mais a cela s ajoute les droits d'inscription, hop, on veut les supprimer et d autres demandes encore et encore. On s'allie aux cheminots, aux fonctionnaires, aux sans-papiers... oui, pq pas... Il ne faut pas oublier que les revendications d'une greve ne sont pas synonyme à liste au pere noel... bref, tout ca pour dire que je soutiens les greves justes, mais ceux qui sont en greve pour soi disant "des injustices" et qui bloquent les autres au nom de leur droit de greve (car nous, nous avons aucun droiut apparemment), ne merite meme pas que l'on s'interre a eux. Les étudiants ne veulent plus aller en cours? bon, on peut les desinscrire... les cheminots ne veulent plus assurer leur poste? beaucoup de personnes cherchent un emploi et seraient content d'être cheminot malgré leur condition si penible... enfin, en prenant ce genre d initiative, ca ferait peut etre reflechir...

  • Laurent, le 12/11/2007 à 09h22

    Votre titre est trompeeur, ce ne sont pas"les étudiants" mais une poignée d'étudiants des syndicats d'extrême gauche.

  • Celine, le 11/11/2007 à 19h54

    Il y a pas qu'eux qui devraient manifester nous aussi car c'est toujours les petites qui paient le gouvernement devrait baisser les taxes sur les carburants même si on est pas patron

  • Brigitte, le 11/11/2007 à 19h53

    Il serait temps que ceux que les contribuables qui payent les études et les retraites des grévistes de tout genre, organisent une contremanifestation exemplaire pour en finir!!!

  • Cine, le 11/11/2007 à 19h52

    Je souhaite qu'un jour certains français (es) deviennent raisonnables et relèvent la tête pour affronter les autres nation en terme de compétivité. Les étudiants qui sont toujours enclins à faire grève sont très souvent les cancres qui n'ont aucune perspective d'avenir et iront de toutes manières grossir les rangs des sans-emplois sans qualification. Encore une fois, les étudiants tirent la France vers le bas. Il est plus facile de tout bloquer, démolir , sacager et d'empêcher les travailleurs de produire que d'étudier et décrocher des diplômes. Pas de débouchés dans la filiaire choisie ??? Il fallait qu'ils y pensent avant de s'y inscrire...mais, ils n'ont certainement pas les capacités pour entreprendre de solides études. Quant aux régimes spéciaux... mesdames et messieurs concernés, votre egoisme est abject au vu de la pénibilité de nombreux postes dans le secteur privé.

  • Popol, le 11/11/2007 à 19h51

    Heureusement que tous les salariés dans ce pays ne sont aps rentrés dans la collaboration libérale... Bravo les cheminots, laissez les corbeaux au bord du chemin, et bonne chance

  • Democrator Participator, le 11/11/2007 à 19h34

    Bande de gros fainéants marginalisés dans leurs extrêmes ! Le jour où la majorité silencieuse descendra dans la rue. Vos cortèges ressembleront à une fanrandole de mariage. Syndicats, étudiants : même combat. Emmerder ceux qui bossent vraiment .

  • Denny, le 11/11/2007 à 19h33

    Et bien sur c'est le contribuable qui paie cette pagaille..Sarko ne lache pas !

  • SG2, le 11/11/2007 à 19h26

    Tout ça ressemble à un baroude d'honneur des syndicats. Les étudiants appellent tous les Français à soutenir les intérêts sociaux...de quelques uns... Mais que viennent faire les étudiants avec les salariés des régimes spéciaux ? C'est hors sujet et ULTRA politique, à la gauche de la gauche.

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