Sarkozy au Conseil économique et social| L'état des négociations, vu par l'Unsa-Cheminots |
Gouvernement et syndicats se livrent à un dialogue de sourds au troisième jour de grève, alors qu'une issue rapide semblait se dessiner mercredi. Une fois de plus, Nicolas Sarkozy reçoit cet après-midi à l'Elysée les dirigeants de la SNCF, de la RATP, d'EDF et GDF. Les fédérations de cheminots demandent pour leur part au ministre du Travail, Xavier Bertrand, la tenue "dès vendredi" d'une réunion tripartite "pour fixer le cadre" des négociations dans les entreprises. Mais le ministre conditionne de son côté l'ouverture "immédiate" de négociations à "un appel à la reprise du travail" de la part des organisations dans les entreprises. "La lettre de méthode correspond à ce qui a été demandé pour suspendre le conflit. J'attends tout simplement que l'on fasse ce qui m'a été dit dans mon bureau", a-t-il fait valoir. "Nous avons envoyé une lettre au ministre, nous attendons une réponse et dans cette attente, nous poursuivons la grève", se défend pour sa part le secrétaire général adjoint de la CGT-cheminots.
La galère risque en tout cas de se poursuivre ce week-end, voire même lundi. Selon la CGT-RATP, les assemblées générales ont décidé vendredi la reconduction de la grève entamée mercredi contre la réforme des régimes spéciaux jusqu'à samedi, et même souvent jusqu'à lundi. "33 assemblées générales ont eu lieu pour les personnels des métros et RER : toutes ont reconduit à une très forte majorité, dont 40% pour le week-end entier", a déclaré Eric Nabet, secrétaire général du syndicat CGT métro RER. Même chose à la SNCF, où les cheminots de Bretagne, du Centre et du Mans notamment, ont reconduit vendredi pour au moins 24 heures la grève.
La mobilisation décroît
Pourtant, dans les rangs des grévistes, la mobilisation décroît. A la SNCF, la baisse est moins spectaculaire qu'entre mercredi et jeudi (-20%), mais elle est tout de même significative de l'effritement du mouvement. 32% des cheminots étaient en grève vendredi à la mi-journée, contre 42% à la même heure jeudi et 62% mercredi. A la RATP, le taux de participation à la grève s'établissait vendredi à 23,3%, contre 27,2% jeudi, selon la direction de l'entreprise, et même 44% mercredi, annonce la direction.
Au delà des transports, les mouvements de grève sur la réforme des régimes spéciaux touchent aussi la branche électrique et gazière : son premier syndicat, la CGT, a refusé de participer à une réunion de négociation sur les salaires et les retraites, sans la présence d'un représentant de l'Etat. Gaz de France se dit pourtant prêt à mettre en place un système de retraite complémentaire pour ses salariés et à concéder des hausses de salaires pour compenser l'allongement de la durée de cotisation des agents.
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...




