Un cycliste sur un Vélib' sur les quais de Seine à Paris © TF1/LCIIl y a ceux qui vont poser une journée de RTT mercredi. Mais pour ceux qui ne le souhaitent pas ou qui ne peuvent pas, des solutions existent pour tenter de pallier la paralysie attendue des transports publics à l'occasion de la grève reconductible pour la défense des régimes spéciaux de retraite. Petit tour d'horizon.
Le covoiturage
Partager sa voiture pour en faire un avatar de transport en commun. Cette option n'est pas à négliger. Ainsi Covoiturage.fr et le groupe Epolia proposent des mises en relation sur son site, suivies de rendez-vous dans ses parcs de stationnements. A Toulouse, Covoituval.org n'a pour le moment pas enregistré d'augmentation significative pour mercredi mais ajoute que la demande pourrait monter très vite en cas de prolongation du mouvement. Selon Paul-Gérard Leclercq, fondateur en 1998 de carstops.org, basée à Lille, son site n'a pas encore enregistré d'augmentation notable des demandes mais a noté "un frémissement" au cours du week-end.
Le vélo
Du vieux vélo qui rouille à la cave au vélo neuf acheté ces dernières heures, en passant par le Vélib' et autre Velo'v, la petite reine sera très probablement l'une des stars de la grève. Selon JC Decaux, qui gère le réseau parisien Vélib', 300 personnes de la maintenance "seront sur le terrain" pour dépanner ou prendre en charge les vélos dans une quinzaine de stations si celles-ci sont complètes. Le 18 octobre, jour de grève des transports, Vélib' avait battu son record avec 135.000 locations. De son côté, Décathlon assure avoir enregistré ce week-end, en région parisienne, "deux fois plus de ventes de vélos qu'un week-end ordinaire". Quant à ceux qui possèdent plusieurs vélos, un site internet les invite à les louer le temps de la mobilisation. Zilok.com propose à ses visiteurs de fixer le prix de location de leur véhicule et d'attendre une réponse des demandeurs potentiels. A ne pas négliger non plus, le Urban cab, compromis entre un tricycle, un cyclo-pousse et une calèche à pédale. Le mode de déplacement existe depuis juillet 2007 à Paris mais depuis plus longtemps à Lille, Nantes ou Strasbourg. Il faut en revanche se dépêcher car il n'en existe que 7 dans la capitale.
La marche à pied
Il ne suffit pas de lever le pouce au bord de la route. Un minimum d'organisation peut faire la différence. Mieux vaut privilégier les zones à fort passage et demander une destination assez générale. Prévoyez une pancarte et aussi un blouson chaud et des gants, car l'attente peut être parfois longue.
Le taxi
En région parisienne, comme lors de la grève du 18 octobre, la Fédération nationale des artisans-taxi a mis en place un partenariat avec la radio France Bleu Ile-de-France, dans lequel les chauffeurs de taxi signalent les difficultés qu'ils rencontrent.
L'hôtel
La solution la plus évidente, sous réserve de places disponibles, mais pas la moins coûteuse. "A Roissy, dit-on à l'Office du tourisme, tous les hôtels sont complets depuis la semaine dernière pour les nuits de mardi à mercredi et de mercredi à jeudi". L'Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie d'Ile-de-France souligne que des hôtels parisiens ont reçu des réservations de plusieurs enseignes de quartier, de type Monoprix, pour que leurs salariés puissent dormir sur place et venir travailler malgré la grève.
(D'après agence)
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