Grèves: "ce que je fais est difficile" affirme Sarkozy

le 09 novembre 2007 à 13h51 , mis à jour le 09 novembre 2007 à 19h43

En visite à Colombey-les-deux-Eglises, le président a déclaré que ce n'était pas la semaine du 14 novembre qui était "difficile" mais ce qu'il fait.

Sarkozy à Colombey-les-deux-églisesSarkozy à Colombey-les-deux-églises © TF1/LCI

"Ce n'est pas une semaine qui est difficile, c'est ce que je fais qui est difficile", a déclaré vendredi le président Nicolas Sarkozy, à propos des mouvements de grève annoncés pour le 14 novembre contre la réforme des régimes spéciaux de retraite. Nicolas Sarkozy était interrogé en marge d'une visite à Colombey-les-deux-Eglises (Haute-Marne), à l'occasion de l'anniversaire de la mort du général Charles De Gaulle. "Le pouvoir d'achat, je crois avoir été le premier à en parler, je prendrai des initiatives", a-t-il encore dit, sans préciser lesquelles. Le chef de l'Etat n'a fait aucun autre commentaire.
  
"Discussions possibles"
  
De son côté, François Fillon a réaffirmé vendredi que la réforme des régimes spéciaux ne serait pas "repoussée", tout en soulignant que la négociation était "continue". "C'est une réforme absolument nécessaire, personne ne peut penser qu'elle puisse être repoussée", a-t-il déclaré à la presse en marge d'une visite du chantier du TGV Lyon-Turin. "C'est une réforme qui a été faite pour 25 millions de Français déjà", a-t-il souligné, estimant que "tout a été dit".
  
La quasi-totalité des syndicats des entreprises touchées par la réforme des régimes spéciaux ont appelé à la grève le 14 novembre (lire notre article). Le chef du gouvernement a précisé que "la négociation est continue". "Il y a encore des discussions possibles sur beaucoup de sujets mais sur le principe la réforme doit se faire", a-t-il martelé.

Vendredi, le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a demandé au ministre du Travail Xavier Bertrand de convoquer rapidement une "réunion tripartite" gouvernement, syndicats et entreprises sur les régimes spéciaux, afin de "travailler à une issue du conflit en cours". Selon lui, le "cadre global" de cette réforme "demeure mauvais", "ce qui rend à ce stade impraticable la négociation d'entreprise" à la SNCF, RATP, EDF et GDF. "Il n'y aura pas une majorité d'agents pour accepter qu'une des conséquences de cette réforme soit la perte d'un à deux mois de pension par an pour les futurs retraités", souligne-t-il.

(D'après agence)

le 09 novembre 2007 à 13:51
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