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le 22 novembre 2007 à 10h57, mis à jour le 22 novembre 2007 à 12:16
Selon un sondage Ipsos, 44% de salariés s'attendent à une baisse de leur pouvoir d'achat, contre 21% en juillet, après les élections.
Martin Hirsch, ex-président d'Emmaüs France, haut-commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté © TF1-LCIRebattre les cartes de l'insertion et engager les réformes qui s'imposent en la matière : tels sont les objectifs affichés du "Grenelle de l'insertion" lancé cette fin de semaine par le gouvernement. L'idée avait été lancée le 2 octobre dernier à Dijon par Nicolas Sarkozy, dont l'objectif affiché est de réduire la pauvreté en France d'un tiers en cinq ans ; les "rencontres de l'expérimentation sociale" prévues vendredi et samedi à Grenoble marqueront le début de six mois de travaux sur ce sujet appelés à déboucher sur un train de mesures concrètes. Des dizaines de représentants du secteur (professionnels, associations, bénéficiaires, collectivités locales, élus, chercheurs, etc) débattront en présence du Haut commissariat aux Solidarités actives contre la pauvreté, Martin Hirsch.
Ce "Grenelle" a pour objectif affiché de permettre de "sortir des débats de spécialistes et des idées reçues sur l'insertion, en cessant d'opposer insertion professionnelle et accompagnement social". "Insertion : à quoi peut servir un Grenelle ?", "Qu'est-ce qu'être éloigné de l'emploi ?", "L'entreprise classique doit-elle évoluer pour mieux insérer ?" figurent parmi les thèmes des débats annoncés à Grenoble.
Quatre milliards d'euros par an pour généraliser le RSA
L'une des pistes examinées est la généralisation du Revenu de solidarité active, qui remplacerait à terme les multiples minima sociaux - Revenu minimum d'insertion (RMI), Allocation spécifique de solidarité (ASS), Allocation de parent isolé (API), Allocation d'adulte handicapé (AAH), etc. Actuellement expérimenté dans une vingtaine de départements, le RSA est un mécanisme de soutien aux bas revenus visant à encourager le retour à l'emploi en supprimant les effets de seuil des minima sociaux. Le RSA concerne pour l'instant les seuls bénéficiaires du RMI (revenu minimum d'insertion) et de l'API (allocation de parent isolé), parfois aussi les titulaires de contrats aidés. Selon l'entourage de Martin Hirsch, sa généralisation aux quelque 1,5 million de bénéficiaires du RMI et de l'API coûterait environ quatre milliards d'euros par an.
A deux jours de ce rendez-vous, Martin Hirsch a fait une communication lors du conseil des ministres de mercredi avant de présenter dans l'après-midi à l'Assemblée nationale ce qu'il considère comme "les cinq objectifs" du "Grenelle". Il faut "remettre de l'ordre dans des prestations qui décroissent : quand on croit franchir une marche, on en descend une", a dit le Haut commissaire devant les députés. L'ancien président d'Emmaüs France a également souligné l'importance de "donner l'accès à la formation professionnelle à ceux qui en sont le plus éloignés" et de "faire des contrats aidés non pas des impasses mais des passerelles vers l'emploi pérenne". Et d'expliquer : "Il n'est pas possible de demander à une personne qui a 58 ans de revenir à l'assedic sous prétexte que le contrat aidé s'arrête au bout de deux ans".
D'après agence
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