14 novembre: les appels à la grève se multiplient

le 09 novembre 2007 à 08h28 , mis à jour le 09 novembre 2007 à 08h49

A la RATP, sept syndicats sur huit décident d'appeler à une grève, reconductible pour la quasi-totalité d'entre eux.

grève RER metro parisLe quai d'une ligne de RER pendant les grèves © TF1/LCI

La grève devrait être très suivie le 14 novembre. La quasi-totalité des syndicats des entreprises touchées par la réforme des régimes spéciaux de retraite appellent à y participer, même si certains sont ballottés entre les ultimes propositions du gouvernement et sa détermination à ne rien céder sur le fond.
 
Ainsi, l'ensemble des fédérations de l'Energie ont décidé de s'engager dans le mouvement, après que CFDT, CFE-CGC et CFTC eurent rejoint jeudi CGT et FO qui avaient appelé à la grève le 31 octobre. A la RATP, où les syndicats avaient jusqu'à jeudi minuit pour déposer un préavis, sept sur huit, CGT, Unsa, CFDT, FO, Sud, les Indépendants (FSI) et la CFTC, totalisant quelque 95% des voix, ont décidé d'appeler à une grève, reconductible pour la quasi-totalité d'entre eux.
 
"Ultimes propositions"
 
A la SNCF, où sept fédérations de cheminots sur huit ont confirmé hier leur appel à une grève "illimitée, reconductible par 24 heures", la direction espérait encore attirer un ou plusieurs autres syndicats vers la négociation, à laquelle seule la Fgaac (agents de conduite autonomes), qui n'appelle pas à la grève, participe pour l'instant. L'entreprise ferroviaire, qui espère isoler le noyau dur (CGT, Sud Rail, FO), tient en main une enquête Ipsos selon laquelle "une grande majorité de cheminots estiment que la réforme est inéluctable et se montrent ouverts à la négociation".
 
Mardi soir, sans rien céder sur le fond de la réforme, le ministre du Travail, Xavier Bertrand, était sorti d'un silence d'une semaine, en présentant d'"ultimes propositions". Il avait précisé que ces dernières ne s'appliqueront dans les secteurs concernés que quand "un nombre significatif" de syndicats "se seront engagés dans les négociations", liant ainsi le sort des non grévistes à celui des grévistes. Une précision qui risque d'attiser les divisions syndicales. Dans le même esprit, Anne-Marie Idrac brandit dans sa lettre aux cheminots le spectre d'un "divorce avec les Français" en cas de grève (lire notre article).

(D'après agence)

le 09 novembre 2007 à 08:28
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

1 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Jpa, le 09/11/2007 à 11h20

    ENLEVEZ LE MONOPOLE A CETTE BANDE D´IRRESPONSABLES!!! IL en va de la survie d´un pays.

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience