Image d'archives © TF1Directions d'entreprises et syndicats affûtent leurs armes pour la bataille de communication autour de la grève du 14 novembre qui s'annonce importante à la SNCF et à la RATP. Vendredi, Nicolas Sarkozy a redit qu'il irait "au bout" de la réforme des régimes spéciaux de retraite. Le numéro un de la CGT, Bernard Thibault, a pour sa part demandé au ministre du Travail Xavier Bertrand de convoquer rapidement une "réunion tripartite" gouvernement, syndicats et entreprises pour "travailler à une issue du conflit en cours".
La plupart des syndicats souhaitent reconduire la grève, si possible jusqu'au 20 novembre, pour converger avec celle prévue par les fonctionnaires ce jour-là. A la SNCF, sept des huit fédérations de cheminots se sont mises en ordre de marche pour un conflit qui selon certaines "s'annonce long et dur". Un avis partagé par Xavier Bertrand, pour qui "chacun des usagers doit se préparer à une grève qui peut durer", a-t-il expliqué au Figaro (lire notre article).
Parmi les syndicats de cheminots, seule la Fgaac n'a pas appelé à la grève et fait le "pari d'obtenir plus par la négociation que par la grève". Elle explique avoir "engagé la discussion" avec la direction de la SNCF "sur des propositions fermes, en affichant clairement une revendication d'au moins 5% de la rémunération pour tous les cheminots touchés par la réforme et devant prolonger leur activité". "La Fédération Générale Autonome des Agents de Conduite a subordonné cette avancée à sa non-participation à la journée de grève" du 14 novembre, explique-t-elle.
"Comme en 95"
Guillaume Pépy, directeur général executif de la SNCF, a affirmé que "plusieurs organisations syndicales souhaitaient réfléchir" avant de démarrer la grève du 14 novembre, après avoir reçu la lettre envoyée par Anne-Marie Idrac aux cheminots. Samedi, la CFE-CGC s'est même déclarée prête à "renoncer à la grève" contre des "mesures concrètes" salariales pour les salariés des régimes spéciaux (lire notre article).
Les dirigeants de la SNCF ont annoncé un "point presse quotidien" dès le 14 novembre "comme en 95". "Nous sommes déterminés à prendre toute initiative pour limiter l'impact du mouvement annoncé, sur les clients, sur les entreprises et in fine sur les cheminots", a affirmé Anne-Marie Idrac.
A la RATP, la CFE-CGC, seule à ne pas appeler à la grève, a regretté vendredi que les sept autres syndicats "n'aient pas saisi la chance de réformer sans trop de douleurs" leur régime spécial de retraite" accusant certains d'entre eux de "manquer de courage" et de "girouettisme". Dans un communiqué commun, les syndicats de cheminots ont indiqué "vouloir par (leurs) explications, gagner l'opinion publique à la justesse de (leur) action, dans l'intérêt de l'ensemble des salariés de ce pays et du service public". Lundi, ils appellent à rassemblement devant le siège de la SNCF à Paris, pour exiger un "moratoire" sur le fret. Dans l'Energie, où les cinq fédérations sont unies dans la grève, le patronat s'est déclaré "prêt à poursuivre le dialogue".
(D'après agence)
Retour MYTF1
Chargement en cours...





