14 novembre: syndicats et directions s'organisent

le 10 novembre 2007 à 07h20 , mis à jour le 10 novembre 2007 à 10h45

Alors que certaines fédérations de cheminots annoncent un conflit "long et dur", les dirigeants de la SNCF sont "déterminés à prendre toute initiative pour limiter l'impact du mouvement".

Image d'archives/TF1Image d'archives © TF1

Directions d'entreprises et syndicats affûtent leurs armes pour la bataille de communication autour de la grève du 14 novembre qui s'annonce importante à la SNCF et à la RATP. Vendredi, Nicolas Sarkozy a redit qu'il irait "au bout" de la réforme des régimes spéciaux de retraite. Le numéro un de la CGT, Bernard Thibault, a pour sa part demandé au ministre du Travail Xavier Bertrand de convoquer rapidement une "réunion tripartite" gouvernement, syndicats et entreprises pour "travailler à une issue du conflit en cours".
 
La plupart des syndicats souhaitent reconduire la grève, si possible jusqu'au 20 novembre, pour converger avec celle prévue par les fonctionnaires ce jour-là. A la SNCF, sept des huit fédérations de cheminots se sont mises en ordre de marche pour un conflit qui selon certaines "s'annonce long et dur". Un avis partagé par Xavier Bertrand, pour qui "chacun des usagers doit se préparer à une grève qui peut durer", a-t-il expliqué au Figaro (lire notre article).

Parmi les syndicats de cheminots, seule la Fgaac n'a pas appelé à la grève et fait le "pari d'obtenir plus par la négociation que par la grève".  Elle explique avoir "engagé la discussion" avec la direction de la SNCF "sur des propositions fermes, en affichant clairement une revendication d'au moins 5% de la rémunération pour tous les cheminots touchés par la réforme et devant prolonger leur activité". "La Fédération Générale Autonome des Agents de Conduite a subordonné cette avancée à sa non-participation à la journée de grève" du 14 novembre, explique-t-elle.

 
"Comme en 95"
  
Guillaume Pépy, directeur général executif de la SNCF, a affirmé que "plusieurs organisations syndicales souhaitaient réfléchir" avant de démarrer la grève du 14 novembre, après avoir reçu la lettre envoyée par Anne-Marie Idrac aux cheminots. Samedi, la CFE-CGC s'est même déclarée prête à "renoncer à la grève" contre des "mesures concrètes" salariales pour les salariés des régimes spéciaux (lire notre article).

Les dirigeants de la SNCF ont annoncé un "point presse quotidien" dès le 14 novembre "comme en 95". "Nous sommes déterminés à prendre toute initiative pour limiter l'impact du mouvement annoncé, sur les clients, sur les entreprises et in fine sur les cheminots", a affirmé Anne-Marie Idrac.

A la RATP, la CFE-CGC, seule à ne pas appeler à la grève, a regretté vendredi que les sept autres syndicats "n'aient pas saisi la chance de réformer sans trop de douleurs" leur régime spécial de retraite" accusant certains d'entre eux de "manquer de courage" et de "girouettisme". Dans un communiqué commun, les syndicats de cheminots ont indiqué "vouloir par (leurs) explications, gagner l'opinion publique à la justesse de (leur) action, dans l'intérêt de l'ensemble des salariés de ce pays et du service public". Lundi, ils appellent à rassemblement devant le siège de la SNCF à Paris, pour exiger un "moratoire" sur le fret. Dans l'Energie, où les cinq fédérations sont unies dans la grève, le patronat s'est déclaré "prêt à poursuivre le dialogue".

(D'après agence)

le 10 novembre 2007 à 07:20
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18 Commentaires

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  • BULTEL, le 10/11/2007 à 10h45

    MARRE MARRE MARRE. Même si quelques archeos doivent nous tenir en otage des mois, ne lachons RIEN. c'est honteux et désespérant de voir encore en 2007 de tels comportements syndicaux. On avance quand?

  • Célou, le 10/11/2007 à 10h43

    OK Pour la contre manif. Il serait temps que la majorité silencieuse, s'exprime autrement que dans les urnes.

  • Antoine, le 10/11/2007 à 10h30

    Le service public n'a pas bougé lors du passage aux 40 annuitées du privé et maintenant il veulent nous prendre en otages vivement qu'ils soit privatisé!!!!!

  • Carisa, le 10/11/2007 à 10h30

    Economiquement on est deja dans la merde qui va payer? prete pour une contre manifestation

  • Alice, le 10/11/2007 à 10h26

    Y'en a marre!! qui va payer nos journées non travaillées?

  • Bob la fouine, le 10/11/2007 à 10h26

    Vive la grève. M'en fiche me reste plein de RTT à prendre avant la fin de l'année ^^

  • Roger, le 10/11/2007 à 09h57

    Avez vous remarque?? la greve commencera le 14 . Ben voyons le il faut bien que ces feignasses recuperent le 11 ( ferie qui tombe un dimanche )et pourquoi les responsables n'utilisent pas les canons a eau pour disperser tout ça comme Mitterrand l'avait fait avec les infirmieres??

  • Jules, le 10/11/2007 à 09h56

    Entièrement d'accord pour une contre manifestation...il y en a marre de ces privilégiés qui ne veulent pas travailler comme la grande majorité des Français. Peuple, mobilisons nous et envahissons la rue pour soutenir le gouvernement dans son action!

  • Tiel, le 10/11/2007 à 09h55

    Qu'on-t-ils dans la tête ces pauvres gens? Le service public, c'est empêcher les travailleurs de se rendre au boulot, la grève, c'est peut-être bientôt leur dernier "avantage acquis". qu'ils y songent.

  • Moge, le 10/11/2007 à 09h54

    Quand on pense que ce n'est que 3% des salariés qui bloquent les transports pour 3 années de travail, c'est abérant.

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