Télétravail © DRDeux ans après son entrée en vigueur, le Contrat nouvelles embauches est condamné à mort par l'Organisation internationale du travail (OIT). Ce contrat de travail est dans le viseur de l'institution, notamment en raison de la période d'essai de deux ans, jugée pas "raisonnable". Dans son rapport, l'OIT estime de plus qu'un contrat de travail, et par conséquent le CNE, ne peut être rompu "en l'absence d'un motif valable".
La France a annoncé qu'elle se soumettrait à l'avis rendu par l'OIT, mais réclame dans le même temps un "espace" pour négocier la flexibilisation du marché du travail. "Nous souhaitons que l'interprétation des conventions ratifiées laisse au gouvernement et aux partenaires sociaux un espace pour dynamiser la création d'emplois", a déclaré le délégué de la France auprès de l'OIT, Gilles de Robien.
Très utilisé dans le BTP
Pour Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, le CNE "est mort". Selon lui, la décision de l'OIT "va aider" les syndicats français "dans les négociations en cours avec le patronat sur le contrat de travail". Le collège des employeurs a lui "pris acte" de la décision de l'OIT, mais déplore "l'interprétation rigide" des conventions internationales "en réponse à une politique tournée vers l'amélioration de l'emploi".
Crée en août 2005 malgré l'opposition des syndicats, le CNE est un contrat de travail à durée indéterminée destiné aux entreprises de moins de 20 salariés. Il débute par une période de deux ans, dite "période de consolidation", pendant laquelle l'employeur peut licencier son salarié sans avoir à fournir de justification. Il a été beaucoup utilisé par des employeurs du BTP.
D'après agence
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