© TF1-LCILeur menace d'action allant "crescendo" dès lundi est toujours d'actualité malgré l'invitation du ministre de la Pêche à venir discuter. Les marins-pêcheurs en grève depuis vendredi ont indiqué dimanche qu'ils n'accepteraient de rencontrer Michel Barnier à Paris que si l'ordre du jour de la réunion portait sur la mise en place d'un système d'aide compensant la hausse du gazole et non pas sur des "mesurettes". Mais, ont-ils précisé, "lundi, il est hors de question d'entamer un blocage des dépôts. Notre objectif est de nous montrer, étant entendu qu'on se réserve le droit d'amplifier le mouvement en cas de besoin".
Alors que les grévistes ont réitéré leur demande que le ministre vienne dans un port "pour se rendre compte de la situation réelle", le ministre a précisé la date de cette rencontre : il recevra mercredi matin les présidents des comités régionaux accompagnés des interlocuteurs locaux les plus concernés afin de "travailler sur des propositions complémentaires". Il avait déjà reçu les pêcheurs mardi dernier et leur avait promis "27 millions d'euros de soutiens divers".
Autre réserve des marins-pêcheurs : ils refusent d'être représentés, lors d'une réunion au ministère, par le comité national des pêches qui n'a pas soutenu le mouvement de revendication. "Le comité national des pêches est disqualifié pour parler en notre nom. Les seuls représentants des pêcheurs doivent être ceux qui ont rejoint samedi à Lorient le comité de crise, notamment ceux de Concarneau, Lorient, La Turballe, Le Croisic", insistent-ils.
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