Pagaille sur les rails... et chez les syndicats

le 16 novembre 2007 à 20h25 , mis à jour le 17 novembre 2007 à 11h33

La CFDT cheminots a décidé de suspendre la grève en échange de négociations immédiates avec le gouvernement. FO n'exclut pas une grève jusqu'à mardi.

grève syndicats cheminot SNCF RATP © DR

La grève dans les transports, qui a entraîné de nouveau de fortes perturbations vendredi, se prolonge samedi, la plupart des syndicats et le gouvernement se livrant à un dialogue de sourds. Chez les syndicats eux-mêmes, les lignes divergent. Vendredi, la CFDT cheminots a annoncé qu'elle suspendait son mouvement de grève, précisant qu'elle exigeait "en contrepartie du gouvernement le lancement immédiat de négociations". Le communiqué précise toutefois qu'un nouveau préavis de grève va être déposé pour le 20 décembre, un "préavis conservatoire sera confirmé ou non suivant l'analyse qui sera faite du résultat global du contenu des négociations tripartites", entre l'Etat, les syndicats et les directions d'entreprise. Mercredi déjà, le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, avait déclaré avoir les éléments pour "suspendre la grève à la SNCF", après avoir reçu une "lettre de méthode" du ministre du Travail Xavier Bertrand sur les négociations de la réforme des régimes spéciaux.  

Un peu plus tard dans la journée, FO-cheminots indiquait que "la jonction" du mouvement de grève à la SNCF avec le mouvement de grève prévu chez les fonctionnaires le 20 novembre "est à l'ordre du jour" de "beaucoup d'assemblées générales" sur les sites SNCF. Vendredi de nombreuses assemblées générales, tant à la SNCF qu'à la RATP, ont déjà reconduit la grève au moins jusqu'à samedi, voir jusqu'à lundi. Une grève jusqu'à mardi prochain n'est donc pas à exclure.

Les négociations après la grève

Mais pour Xavier Bertrand, les négociations ne s'ouvriront qu'une fois la grève terminée. Ce que n'apprécie pas la CFDT RATP, pour qui "négociations et grèves sont conciliables". "Demander de 'déposer les armes' avant d'entamer les discussions ne rassure ni ceux qui refusent la négociation, ni ceux qui y sont favorables", indique le syndicat dans un communiqué. Pour Nicolas Sarkozy en tout cas, le gouvernement ne doit pas lâcher. Au cours d'une rencontre à l'Elysée avec les dirigeants de la SNCF, de la RATP, d'EDF et GDF, le chef de l'Etat a demandé au ministre du Travail Xavier Bertrand de "poursuivre ses efforts" afin de permettre la reprise du travail à la SNCF et à la RATP "dans le respect du principe d'harmonisation" de la réforme des régimes spéciaux de retraite.

Pourtant, dans les rangs des grévistes, la mobilisation décroît. A la SNCF, la baisse est moins spectaculaire qu'entre mercredi et jeudi (-20%), mais elle est tout de même significative de l'effritement du mouvement. 32% des cheminots étaient en grève vendredi à la mi-journée, contre 42% à la même heure jeudi et 62% mercredi. A la RATP, le taux de participation à la grève s'établissait vendredi à 23,3%, contre 27,2% jeudi, selon la direction de l'entreprise, et même 44% mercredi, annonçait la direction. Vendredi soir, la SNCF a en tout cas annoncé qu'elle allait présenter aux organisations syndicales un "document de méthode" dans le cadre d'une négociation sur le régime spécial de retraites, détaillant "le périmètre, les thèmes" et "le calendrier" de cette négociation.

D'après agence

le 16 novembre 2007 à 20:25
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10 Commentaires

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  • Orsini, le 17/11/2007 à 08h50

    Les usagers comptent "pour des prunes" pour tous ces grévistes. Facile quand ils ont le monopole des transports. Inadmissible de laisser "pourrir"la situation alors que des concessions sont faites côté gouvernement.

  • Christian, le 17/11/2007 à 03h04

    Jeudi 15 novembre 8 h du matin ligne 5 quai de republique insultes et quasi début de bagarre sur le quai en direction de place d'italie . Vendredi 16 novembre meme ligne meme quai direction Boigny insultes et début de bagarre sur le quai là il est 17h15 environ J'ai pas remarqué un effritement de la gréve !

  • Citoyen, le 17/11/2007 à 01h57

    Si le rechauffement climatique du a l'activite humaine est la catastrophe annoncee, alors la greve des transports publics (payes par les contribuables) est un crime contre l'humanite. Les syndicalistes devraient-ils etre juges?

  • Benoit, le 17/11/2007 à 00h27

    Décidement, ces syndicalistes ne savent pas ce qu'ils veulent. Ils veulent une révolution contre Sarkozy, mais j ai bien l'impression que cette révolte n'aura lieu qu'au sein même de leur structure. On verra cela dans les prochains jours...cela risque de faire "boomerang", non?

  • Hl, le 16/11/2007 à 23h59

    Qu'ils arretent donc de nous faire ch... avec leur greve

  • Serge, le 16/11/2007 à 23h44

    Vont-ils nous gonfler longtemps avec leur grève ? Qu'ils demandent à un maçon par exemple des explications sur la pénibilité du travail.

  • Vimal, le 16/11/2007 à 23h03

    Tous à la manif contre le blocage Dimanche à 15 heures à République !!!

  • Mayons, le 16/11/2007 à 22h04

    Je vous jure ,je suis une femme calme mais là,ces grévistes commencent a nous casser les coucougnettes j'en ai marre de cette gauche de merde ,je rend ma carte et passe a droite

  • Dauphinois, le 16/11/2007 à 21h51

    Pas la peine de faire tous ces reportages sur cette grève, c'est éxaspérant. Honte à ces cheminots et aux autres privilégiès. Ils vont rentrer dans le rang et cotiseront autant que tout le monde. Non mais ! Le gouvernement ne cèdera pas.

  • Rémy, le 16/11/2007 à 21h02

    Merci au cheminots de reconduire la greve jusqu'à celle des fonctionnaires

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