CGT, FO, CFTC, Unsa, CFE-CGC et Sud réunis le 18 novembre à Montreuil © TF1| Ce qui vous attend lundi dans les transports |
Ça continue. Pour encore 24 heures, minimum. A l'issue d'une réunion dimanche, à Montreuil, les six fédérations de cheminots ont appelé à reconduire la grève à la SNCF contre la réforme des régimes spéciaux de retraite. Autour de la table : la CGT, FO, CFTC, Unsa, CFE-CGC et Sud. La CFDT avait quitté le mouvement vendredi soir. Lundi matin sur RTL, François Chérèque, son secrétaire général, a appelé à "hâter le pas" des négociations sans attendre mercredi (écouter l'audio). Sud-Rail, deuxième syndicat à la SNCF, s'est dit prêt à discuter "sans attendre mercredi" avec le gouvernement et la SNCF "sur le fond" de la réforme des régimes spéciaux de retraite, a indiqué sur LCI Christian Mahieux, son secrétaire fédéral.
Outre la reconduction du mouvement pour un 6e jour consécutif, les syndicats ont décidé d'accepter la proposition de la SNCF de participer à une réunion tripartite mercredi dans l'entreprise. Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT cheminots l'a annoncé à l'issue de la discussion en précisant que les six fédérations "apporteront leur plateforme revendicative". Ces revendications seront soumises lundi matin aux cheminots lors d'assemblées générales.
A la RATP, trois syndicats (CGT, Unsa et FO), majoritaires, ont accepté dimanche soir de participer mercredi à des négociations sur la réforme des régimes spéciaux de retraite tout en maintenant leur préavis de grève pour lundi.
Bertand : les syndicats doivent encore faire un effort
La présence d'un représentant de l'Etat la réunion tripartite est conditionnée au "niveau de service assuré" dans les transports et à l'état du trafic, a redit la SNCF. Ce qu'a rappelé dimanche soir le ministre du Travail. Après une nouvelle réunion à l'Elysée avec François Fillon et Nicolas Sarkozy, Xavier Bertrand a jugé, dans l'émission Le grand rendez-vous d'Europe 1, la décision des fédérations syndicales de participer à la réunion encourageante : "un premier pas, un pas qui est attendu" .
"Mais, a-t-il dit, je crois que les usagers attendent davantage encore. Ils attendent surtout que la dynamique de reprise de travail commence dès demain (lundi)". Ce que demande aussi la présidente de la SNCF, Anne-Marie Idrac. Et prié de dire si l'Etat serait représenté à cette réunion, comme l'exigent les syndicats, le ministre du Travail a répondu : "Il y aura un représentant de l'Etat s'il y a bien une dynamique de reprise du travail (...) qu'il y ait aussi davantage de trains, de métros qui reprennent". Les négociations d'entreprises "ne sont pas là pour annuler le passage aux 40 ans" de cotisation, a-t-il ensuite averti sur France 2 (voir la vidéo).
Des actions et grèves locales pourraient en outre encore avoir lieu lundi et surtout mardi dans le secteur de l'énergie, où les préavis de la CGT et FO courent toujours, ont indiqué des sources syndicales.
| Idrac: "La grève nous a déjà coûté plus de 100 millions d'euros" |
La présidente de la SNCF Anne-Marie-Idrac annonce dans un entretien à La Tribune publié lundi que "la réforme est inéluctable et doit être adaptée à chaque entreprise", et déplore que "la grève ait déjà coûté à la SNCF plus de 100 millions d'euros, soit le montant que je pensais mettre sur la table des négociations". "Nous avons besoin de signes rapides de reprise du trafic. Nos clients n'en peuvent plus", affirme-t-elle. "D'un point de vue industriel, le fret vit une situation dramatique. Les risques de chômage technique d'entreprises faisant appel à nos services sont réels, comme les menaces de rupture d'approvisionnement en hydrocarbures", souligne la président de la SNCF. Concernant les revendications en matière de salaire et d'emploi, elle déclare: "Nous avons de la marge financière pour négocier et sommes prêts à discuter avec les syndicats". |
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