Régimes spéciaux: négociations en vue mais la grève continue

le 19 novembre 2007 à 06h14 , mis à jour le 19 novembre 2007 à 09h52

Les 6 syndicats de cheminots de la SNCF ont accepté de négocier mercredi. Même chose pour trois syndicats majoritaires de la RATP.

CGT, FO, CFTC, Unsa, CFE-CGC et Sud réunis le 18 novembre à Montreuil/TF1CGT, FO, CFTC, Unsa, CFE-CGC et Sud réunis le 18 novembre à Montreuil © TF1

Ce qui vous attend lundi dans les transports
 

Ça continue. Pour encore 24 heures, minimum. A l'issue d'une réunion dimanche, à Montreuil, les six fédérations de cheminots ont appelé à reconduire la grève à la SNCF contre la réforme des régimes spéciaux de retraite. Autour de la table : la CGT, FO, CFTC, Unsa, CFE-CGC et Sud. La CFDT avait quitté le mouvement vendredi soir. Lundi matin sur RTL, François Chérèque, son secrétaire général, a appelé à "hâter le pas" des négociations sans attendre mercredi (écouter l'audio). Sud-Rail, deuxième syndicat à la SNCF, s'est dit prêt à discuter "sans attendre mercredi" avec le gouvernement et la SNCF "sur le fond" de la réforme des régimes spéciaux de retraite, a indiqué sur LCI Christian Mahieux, son secrétaire fédéral.

Outre la reconduction du mouvement pour un 6e jour consécutif, les syndicats ont décidé d'accepter la proposition de la SNCF de participer à une réunion tripartite mercredi dans l'entreprise. Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT cheminots l'a annoncé à l'issue de la discussion en précisant que les six fédérations "apporteront leur plateforme revendicative". Ces revendications seront soumises lundi matin aux cheminots lors d'assemblées générales.

A la RATP, trois syndicats (CGT, Unsa et FO), majoritaires, ont accepté dimanche soir de participer mercredi à des négociations sur la réforme des régimes spéciaux de retraite tout en maintenant leur préavis de grève pour lundi.

Bertand : les syndicats doivent encore faire un effort
 
La présence d'un représentant de l'Etat la réunion tripartite est conditionnée au "niveau de service assuré" dans les transports et à l'état du trafic, a redit la SNCF. Ce qu'a rappelé dimanche soir le ministre du Travail. Après une nouvelle réunion à l'Elysée avec François Fillon et Nicolas Sarkozy, Xavier Bertrand a jugé, dans l'émission Le grand rendez-vous d'Europe 1, la décision des fédérations syndicales de participer à la réunion encourageante : "un premier pas, un pas qui est attendu" .

"Mais, a-t-il dit, je crois que les usagers attendent davantage encore. Ils attendent surtout que la dynamique de reprise de travail commence dès demain (lundi)". Ce que demande aussi la présidente de la SNCF, Anne-Marie Idrac. Et prié de dire si l'Etat serait représenté à cette réunion, comme l'exigent les syndicats, le ministre du Travail a répondu : "Il y aura un représentant de l'Etat s'il y a bien une dynamique de reprise du travail (...) qu'il y ait aussi davantage de trains, de métros qui reprennent". Les négociations d'entreprises "ne sont pas là pour annuler le passage aux 40 ans" de cotisation, a-t-il ensuite averti sur France 2 (voir la vidéo).

Des actions et grèves locales pourraient en outre encore avoir lieu lundi et surtout mardi dans le secteur de l'énergie, où les préavis de la CGT et FO courent toujours, ont indiqué des sources syndicales. 

Idrac: "La grève nous a déjà coûté plus de 100 millions d'euros"

La présidente de la SNCF Anne-Marie-Idrac annonce dans un entretien à La Tribune publié lundi que "la réforme est inéluctable et doit être adaptée à chaque entreprise", et déplore que "la grève ait déjà coûté à la SNCF plus de 100 millions d'euros, soit le montant que je pensais mettre sur la table des négociations". "Nous avons besoin de signes rapides de reprise du trafic. Nos clients n'en peuvent plus", affirme-t-elle. "D'un point de vue industriel, le fret vit une situation dramatique. Les risques de chômage technique d'entreprises faisant appel à nos services sont réels, comme les menaces de rupture d'approvisionnement en hydrocarbures", souligne la président de la SNCF. Concernant les revendications en matière de salaire et d'emploi, elle déclare: "Nous avons de la marge financière pour négocier et sommes prêts à discuter avec les syndicats".

le 19 novembre 2007 à 06:14
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14 Commentaires

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  • Jean claude, le 19/11/2007 à 11h57

    INTOLERABLE.cette greve est un scandale ,tant pour son origine que pour sa duree.le cout pour la collectivite est enorme.les français en ont marre.demain encore les fonctionnaires et les enseignants,raz le bol.

  • Marion, le 19/11/2007 à 11h02

    Ah non, ca suffit maintenant. Virez moi tout ca et proposez leurs postes aux 3 millions de chomeurs qui ne demandent que ca! Le gouvernement savait tres bien que les cheminots mettraient leur decision a l'epreuve, il est temps de montrer la main de fer et de tenir bon. Le gant de velours, on l'a assez vu!

  • Pasbon, le 19/11/2007 à 10h13

    Qu'est-ce que l'on attend pour rendre notre carte syndicale au syndicat qui à part faire la greve et contester ne save rien faire d'autres. Au lieu de faire greve, il ferait mieux d'apporter des solutions concretes

  • Max, le 19/11/2007 à 10h08

    Pourquoi attendre mercredi alors que les syndicats semblent prêts à négocier ? Le gouvernement joue-t-il le pourissement ?

  • Bazile, le 19/11/2007 à 09h46

    Je suis militaire, donc je sais de quoi je parle. Nos 40 ans de services sont effectifs depuis 2006 ; personne n'en a parlé et je trouve cela normal. Soyons plus solidaires du service général. Est-il normal que les fonctionnaires et assimilés ainsi que les grandes sociétés qui ont des conventions bénéficient des congés de maladies sans carence et sans diminution de salaire. (jusqu'à 180 jours pour les fonctionnaires et militaires). Le privé, 03 jours de carences et salaire ramené à 55%. Messieurs, mesdames, un peu de tenue, nous sommes vraiment trop privilégiés !!!!!

  • Thierry, le 19/11/2007 à 09h32

    En réponse à l'annonce de sophie de francfort. poste à pourvoir de machiniste à la ratp,ouvert à tous,meme aux maçons,35h par semaine,environ 1500 e brut.Mais bizarrement,le recrutement semble trés difficile...

  • Gaston, le 19/11/2007 à 09h28

    Ca vas encore délocaliser.Pourquoi une entreprise étangère viendrait s'installer dans ce pays de grèves ?

  • Dh, le 19/11/2007 à 09h26

    La preuve : une France à 2 vitesses, ceux qui abusent en faisant des grèves avant même de négocier et ceux qui travaillent et qui paient pour eux. Des réformes, il en faut et c'est nécessaire...

  • Paul, le 19/11/2007 à 09h24

    25 annees de travail suffises pour prendre sa retraite a la sncf personne n a jamais cotise 37.5 annees paul cheminot

  • Balard, le 19/11/2007 à 08h30

    Cette greve est inacceptable, parcequ'elle pretend maintenir des regimes de retraite a deux vitesses au detriment du regime general menace de faillite si cela continue. Elle met l'economie de la France en difficulte et la question est: qui paiera pour commencer les 100 millions d'? de perte deja enregistre par la SNCF a cause de cette greve inique?

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