François Fillon sur Europe 1, le 7 novembre 2007 © Europe 1Les propos de François Fillon mercredi matin sur Europe 1
Les propositions faites aux syndicats par Xavier Bertrand mardi soir concernant la réforme des régimes spéciaux de retraites "sont les dernières". Mercredi matin sur Europe 1, le Premier ministre a affiché sa fermeté quant à la mise en place de cette réforme, qui sera faite "quoi qu'il arrive". Après les concessions faites, a répété François Fillon, le passage à quarante annuités, le principe de la décote et l'indexation des pensions sur les prix sont les trois points "non négociables" de la réforme.
Le texte transmis mardi aux syndicats prévoit pour 2012 le passage aux 40 années de cotisations. "Ce document est un engagement pour que ces retraites ne soient pas réduites à durée de cotisation égale. C'est-à-dire que quelqu'un qui fait 40 annuités de cotisations ne doit pas avoir une retraite plus basse que celle d'aujourd'hui. Ce n'était pas tout à fait le cas dans la première proposition qu'on a faite", a précisé François Fillon (lire notre article). Pour François Fillon, "chacun doit prendre ses responsabilités. Le gouvernement est allé au bout de ce qui est possible". "Les retraites, telles qu'elles existent aujourd'hui, ne pourront plus être financées dans quelques années", a-t-il souligné. "Nous ne reculerons pas. C'est l'immobilisme qui est la cause des difficultés de note pays", a-t-il déclaré.
François Fillon a ensuite réaffirmé que le gouvernement ne ralentirait pas la marche des réformes. "La France a pris trop de retard. Le monde ne nous attend plus. Ce n'est pas normal qu'un pays comme l'Irlande nous passe devant. Il n'y aura donc pas de pause dans les réformes", a-t-il déclaré. Il a ensuite rappelé les objectifs que son gouvernement veut atteindre dans les cinq ans : baisse du chômage de 5%, équilibre des comptes et baisse d'un tiers de la pauvreté en Frace. François Fillon a également réaffirmé que l'objectif de croissance pour 2008 serait maintenu. "Je pense que l'objectif de tangenter les 2% de croissance en 2007 est de nouveau réalisable et donc je maintiens les prévisions qui sont les nôtres pour 2008, c'est-à-dire au taux de croissance aux alentours de 2,5%", a-t-il dit.
La CGT note un "premier recul" du gouvernement |
La CGT a noté mercredi un "premier recul" de la part du gouvernement avec "l'atténuation de l'effet de la décote" pour les salariés des régimes spéciaux, mais a réaffirmé que "l'action" était encore "à l'ordre du jour", en particulier le 14 novembre. "Il est possible de faire bouger le cadre de la réforme que le gouvernement veut imposer aux régimes spéciaux", comme "en témoigne" la lettre du ministre du Travail, Xavier Bertrand, transmise mardi aux syndicats, explique la confédération et les fédérations CGT Cheminots, de l'Energie et des Transports dans un communiqué commun. Dans cette lettre, "certaines annonces sont de l'ordre du symbolique" comme le "décalage de 6 mois (au 1er juillet) du début de l'allongement de la durée de cotisation", poursuit-elle. "Par contre, l'atténuation de l'effet de la décote est a priori plus substantielle : la décote s'annulerait non plus au bout de 5 ans au-delà de l'âge pivot, mais dès 2 ans et demi après cet âge pivot", souligne la CGT. "Nous sommes loin du compte", juge-t-elle néanmoins, refusant "d'accepter de travailler plus longtemps pour gagner moins à la retraite". |
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