Equipes de réparation en intervention après les sabotages sur des lignes TGV (21 novembre 2007) © TF1/LCI Les dix personnes, dont Julien Coupat, mises en examen dans l'affaire du sabotage de lignes de TGV, ont annoncé qu'elles ne respecteraient plus, désormais, le contrôle judiciaire qui leur est imposé.
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Sabotage sur plusieurs lignes SNCF
La direction de la SNCF a annoncé mercredi matin qu'une "action coordonnée de sabotage" avait eu lieu "entre 6h10 et 6h30" sur des lignes TGV des réseaux Est, Atlantique, Nord et Sud-Est. Pour la SNCF, ces sabotages sont destinés "à contrer la reprise observée des trafics".
Sur la ligne à grande vitesse Atlantique, "un incendie très important d'artères de câbles au kilomètre 108 a endommagé sur 30 km le réseau de signalisation", explique la SNCF, qui souligne qu'"aucun train ne peut circuler" et que "les TGV sont détournés par les lignes classiques". Sur les TGV Nord et Sud-Est, "la fermeture volontaire de commutateurs de signalisation crée des incidents de signalisation, tandis que d'autres incendies ponctuels de câbles ont été signalés", précise la SNCF.
Sur la ligne du TGV Est, "un incendie volontaire d'artères de câbles empêche la circulation normale des trains depuis 6h10". Le parquet de Meaux enquête sur ce dernier sabotage. D'après les premiers éléments de l'enquête, un ou plusieurs hommes ont découpé le grillage interdisant l'accès à la voie, avant de soulever les dalles en béton protégeant les chemins de câble et de fibre optique. Ils ont alors déposé un chiffon enflammé déclenchant un incendie qui a "fondu" les câbles servant à la signalisation et aux télécommunications.
"Est-ce une manipulation ?"
En Conseil des ministres, Nicolas Sarkozy a demandé que ces actes de malveillance soient punis "avec la plus extrême sévérité", a rapporté mercredi à la mi-journée le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau. Un peu plus tôt dans la matinée, ce même Dominique Bussereau, avait dénoncé sur l'antenne de RMC les "exactions graves" commises et qualifié "d'inadmissible le caractère coordonné" de ces actes. Le ministre s'était toutefois refusé à "utiliser le terme de sabotage qu'on emploie qu'en période belliqueuse". Michèle Alliot-Marie a elle demandé que "tout soit mis en oeuvre" pour "identifier les responsables". Le PCF condamne également "avec la plus grande fermeté". A l'opposé, Alain Krivine, pour la LCR, a dénoncé une "campagne" qui "sent très mauvais" et vise à "criminaliser et marginaliser" la mobilisation sociale par des "sabotages organisés".
Côté syndicats, les condamnations sont similaires, à quelques nuances près. Pour la CGT, ces "actes inqualifiables" ont été "commis par des lâches". "Ces exactions peuvent avoir des conséquences graves sur la sécurité ferroviaire. Qui a intérêt à de telles actions. N'y a-t-il pas de cause à effet avec les négociations qui s'ouvrent aujourd'hui ?", s'est notamment demandé Didier Le Reste. "Est-ce une provocation, est-ce une manipulation, je n'en sais rien à ce stade, mais on veut nous faire sortir du sujet qui est au coeur de ce conflit qui est l'avenir des retraites", a pour sa part déclaré Bernard Thibault sur Europe 1. Interrogé pour sa part sur RTL, le secrétaire fédéral de SUD-Rail, Christian Mahieux, a condamné avec beaucoup de réticences "et sous réserves que les choses se sont bien passées comme on nous le dit". Dix-huit plaintes pour "dégradations" de matériel ferroviaire ont été déposées mercredi en France auprès de la gendarmerie.
D'après agence
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