Sabotage sur plusieurs lignes TGV

le 21 novembre 2007 à 08h31 , mis à jour le 21 novembre 2007 à 18h36

Des exactions ont eu lieu simultanément mercredi matin sur le réseau Est, Atlantique, Nord et Sud-Est. Pour la direction, ces sabotages visent "à contrer la reprise des trafics".

Equipes de réparation en intervention après les sabotages sur des lignes TGV (21 novembre 2007)Equipes de réparation en intervention après les sabotages sur des lignes TGV (21 novembre 2007) © TF1/LCI

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  • Le "groupe de Tarnac" se rebelle

    Les dix personnes, dont Julien Coupat, mises en examen dans l'affaire du sabotage de lignes de TGV, ont annoncé qu'elles ne respecteraient plus, désormais, le contrôle judiciaire qui leur est imposé.

    Publié le 03/12/2009 Le "groupe de Tarnac" se rebelle
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Sabotage sur plusieurs lignes SNCF

La direction de la SNCF a annoncé mercredi matin qu'une "action coordonnée de sabotage" avait eu lieu "entre 6h10 et 6h30" sur des lignes TGV des réseaux Est, Atlantique, Nord et Sud-Est. Pour la SNCF, ces sabotages sont destinés "à contrer la reprise observée des trafics".

Sur la ligne à grande vitesse Atlantique, "un incendie très important d'artères de câbles au kilomètre 108 a endommagé sur 30 km le réseau de signalisation", explique la SNCF, qui souligne qu'"aucun train ne peut  circuler" et que "les TGV sont détournés par les lignes classiques". Sur les TGV Nord et Sud-Est, "la fermeture volontaire de commutateurs de signalisation crée des incidents de signalisation, tandis que d'autres incendies  ponctuels de câbles ont été signalés", précise la SNCF.

Sur la ligne du TGV Est, "un incendie volontaire d'artères de câbles empêche la circulation normale des trains depuis 6h10". Le parquet de Meaux enquête sur ce dernier sabotage. D'après les premiers éléments de l'enquête, un ou plusieurs hommes ont découpé le grillage interdisant l'accès à la voie, avant de soulever les dalles  en béton protégeant les chemins de câble et de fibre optique. Ils ont alors  déposé un chiffon enflammé déclenchant un incendie qui a "fondu" les câbles  servant à la signalisation et aux télécommunications.

"Est-ce une manipulation ?"

En Conseil des ministres, Nicolas Sarkozy a demandé que ces actes de malveillance soient punis "avec la plus extrême sévérité", a rapporté mercredi à la mi-journée le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau. Un peu plus tôt dans la matinée, ce même Dominique Bussereau, avait dénoncé sur l'antenne de RMC les "exactions graves" commises et qualifié "d'inadmissible le  caractère coordonné" de ces actes. Le ministre s'était toutefois refusé à "utiliser le terme de sabotage qu'on  emploie qu'en période belliqueuse". Michèle Alliot-Marie a elle demandé que "tout soit mis en oeuvre" pour "identifier les responsables". Le PCF condamne également "avec la plus grande fermeté". A l'opposé, Alain Krivine, pour la LCR, a dénoncé une "campagne" qui "sent très mauvais" et vise à "criminaliser et marginaliser" la mobilisation sociale par des "sabotages organisés".

Côté syndicats, les condamnations sont similaires, à quelques nuances près. Pour la CGT, ces "actes inqualifiables" ont été "commis par des lâches". "Ces exactions peuvent avoir des conséquences graves sur la sécurité  ferroviaire. Qui a intérêt à de telles actions. N'y a-t-il pas de cause à effet avec les négociations qui s'ouvrent aujourd'hui ?", s'est notamment demandé Didier Le Reste. "Est-ce une provocation, est-ce une manipulation, je n'en sais rien à ce stade, mais on veut nous faire sortir du sujet qui est au coeur de ce conflit  qui est l'avenir des retraites", a pour sa part déclaré Bernard Thibault sur Europe 1. Interrogé pour sa part sur RTL, le secrétaire fédéral de SUD-Rail, Christian Mahieux, a condamné avec beaucoup de réticences "et sous réserves que les choses se sont bien passées comme on nous le dit". Dix-huit plaintes pour "dégradations" de matériel ferroviaire ont été déposées mercredi en France auprès de la gendarmerie.

D'après agence

le 21 novembre 2007 à 08:31
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10 Commentaires

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  • Al, le 21/11/2007 à 16h07

    Un seul coupable: l'extrème gauche ! Finissons en avec eux, de la femeté !

  • Josette, le 21/11/2007 à 15h46

    La bétise humaine n'a aucune limite. Merci de me publier

  • Will, le 21/11/2007 à 15h38

    Cela révelle leur réel conscience professionelle.

  • René, le 21/11/2007 à 10h16

    C'est lamentable - EST-CE LES SYNDICATS RESPONSABLES QUI VONT PAYER ? ou les contribuables ????

  • Luc06, le 21/11/2007 à 10h03

    C'est honteux...D'abord les usagers pris en otages puis le droit au travail bafoué....Et dire que l'on paie ces gens avec nos sous....

  • Jerome, le 21/11/2007 à 09h56

    Qui casse paie

  • Philippe, le 21/11/2007 à 08h51

    J'espére que la SNCF va porté plainte et que les coupables vont être sévérement punis.

  • Volpe, le 21/11/2007 à 08h46

    Il peut d'agir soit de jusqu'au-boutistes des syndicats, soit d'éléments extérieurs à l'entreprise voulant discréditer les grévistes. Toutefois la simultanéité et le ciblage des sabotages me fait pencher vers la première hypothèse, et vers un syndicat en particulier.

  • Lecouture, le 21/11/2007 à 08h41

    Et ce sont encore les français qui vont encore devoir payer les réparations. Merci la SNCF!!!!!!!!!!!!

  • Beber58, le 21/11/2007 à 08h41

    Attendons de connaître les coupables avant de tirer des conclusions.

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