Sarkozy : "Je mènerai ces réformes jusqu'au bout"

le 13 novembre 2007 à 13h01 , mis à jour le 13 novembre 2007 à 16h22

Devant le Parlement européen, à quelques heures du début de la grève, le chef de l'Etat a assuré que les Français approuvent les réformes en cours.

Nicolas Sarkozy lors de son discours au Parlement européen à Strasbourg (13 novembre 2007)Nicolas Sarkozy lors de son discours au Parlement européen à Strasbourg (13 novembre 2007) © TF1/LCI

A quelques heures du début d'un mouvement social qui s'annonce dur, la déclaration de Nicolas Sarkozy, ce mardi devant le Parlement européen, sonne comme une mise en garde : "J'ai engagé une politique de réformes. Ces réformes, il n'est pas de l'intérêt de l'Europe qu'elles échouent parce que c'est grâce à ces réformes que la France assainira ses finances publiques et que la France respectera ses engagements. Ces réformes, les Français les ont approuvées. Je leur ai tout dit avant les élections. C'est pour cela que je mènerai ces réformes jusqu'au bout", a-t-il déclaré aux députés européens. David Martinon, le porte-parole de l'Elysée, a par ailleurs annoncé que le chef de l'Etat recevra en fin d'après-midi les dirigeants de la SNCF, de la RATP, d'EDF et de GDF pour faire le point à la veille d'une nouvelle journée de grèves.

François Fillon, qui doit s'exprimer mardi soir sur TF1, a lui assuré que le gouvernement "ne transigera pas sur les principes" de la réforme des régimes spéciaux de retraite mais laissera "la porte du dialogue en permanence ouverte". L'exécutif campe ainsi sur ses positions, perçues comme un test de sa volonté de réforme. Déjà, lundi à Berlin, le président Sarkozy avait réaffirmé pour la énième fois sa détermination à faire aboutir des mesures qui "ne sont pas des réformes de gauche ou de droite (mais) des réformes de bon sens que tous les autres pays qui réussissent ont mis en oeuvre". Nicolas Sarkozy soutient toutefois que "la porte du dialogue reste ouverte", sur des thèmes détaillés mardi par le ministre du Travail Xavier Bertrand : "les salaires, l'emploi, la pénibilité, la spécificité des métiers, les fins de carrière".

"Revenir sur la réforme n'est pas pensable"

Indice de ce possible dialogue? L'agenda du chef de l'Etat est inhabituellement peu chargé pour la fin de semaine. De son côté, Xavier Bertrand doit recevoir in extremis, à 16h15, une délégation de la CGT conduite par son secrétaire général Bernard Thibault. Mais le ministre a prévenu que seules les entreprises négocieraient désormais. Selon lui, après d'ultimes modifications la semaine dernière, toute nouvelle concession du gouvernement serait "revenir sur la réforme" et "cela n'est pas pensable".

Mais pour François Hollande, Nicolas Sarkozy cherche clairement l'épreuve de force. "Le gouvernement et le président de la République auraient pu, pendant les trois semaines qui viennent de s'écouler, trouver les occasions de compromis, de dialogue et de solution", a-t-il déclaré mardi à la presse. "Il veut faire plier les syndicats, il veut monter les salariés les uns contre les autres et obtenir une espèce de victoire symbolique pour montrer à son électorat qu'il a tenu bon". "Soyons sérieux, qui pourrait rechercher aujourd'hui une épreuve de force, sachant qu'un conflit, c'est avant tout la galère pour des millions d'usagers", a répondu le ministre du Travail sur Europe 1.

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le 13 novembre 2007 à 13:01
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16 Commentaires

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  • Nicolas, le 13/11/2007 à 16h21

    Il ne faut pas laisser faire le gouvernement qui ne veut qu'affailbir la France;Il faut une gréve générale pour faire comprendre qu'il a tort.

  • Sophie, le 13/11/2007 à 16h21

    Notre PRESIDENT a absolument raison .

  • Guillaume, le 13/11/2007 à 16h20

    Mais c'est quoi ces francais qui élisent un président qui met en avant le changement, et qui bloque tout lorsque celui-ci tente de faire passer de nouvelles réformes?

  • Claude, le 13/11/2007 à 16h15

    "Il veut faire plier les syndicats, il veut monter les salariés les uns contre les autres et obtenir une espèce de victoire symbolique pour montrer à son électorat qu'il a tenu bon". "....... pour une fois je serais du même avis que Mr Hollande , je n'aime pas cette façon de gouverner en faisant référence à ce que la population ( la rue majoritaire ) souhaite , cela donne l'impression d'aller dans le sens du vent dominant ! Faites un sondage et demandez qui souhaite partir en retraite à 50 ans , histoire de !

  • Barbier, le 13/11/2007 à 16h14

    Le peuple français s'est exprimé. Le candidat nicolas sarkozy a expliqué avant pour faire tout après. Il a été élu démocratiquement. La majorité silencieuse veut absolument que les réformes soient faites et le plus rapidement possible. Les syndicalistes, ses cadres et les autres sont des irresponsables et ne font que de la politique. Nous voulons que les réformes et que la minorité.salutations

  • Orsini, le 13/11/2007 à 16h13

    Le Président a raison, il a été élu pour ça. Il a été choisi pour ses réformes et les français le savaient. Que M. Hollande le sache une fois pour toute. Son parti n'a rien proposé alors dans ce cas on ne critique pas. Le choix a étè fait," basta".

  • Romu, le 13/11/2007 à 16h13

    Je trouve stupide et sans fondement tous ces propos concernant la pénibilité de certains métiers. On m'a toujours dis de ne pas parler de chose que l'on ne connaissais pas et je crois que beaucoups d'entre nous devraient en faire autant. Pourriez-vous m'expliquer l'intérêt économique de cette démarche. Pour info, l'aide financière dû au surnombre de retraités est de 200 millions d'euros quand, seuls, les intérêts de la dette sociale française atteignent 6 milliards d'euro...

  • Claude, le 13/11/2007 à 16h12

    Le président a raison pour relevé la france il faut des réf..

  • Gomez, le 13/11/2007 à 16h11

    Francois hollande n'a aucune leçon a donner a quique se soit n'a jamais rien fait quant il etait au gouvernement a part de distribuer des sous a nimporte qui c'est out se qu'il a fait et aujourd'hui ils n'ont qu'une chose en tete c'est de mettre la pagaille comme il a toujours fait ,comme lionel jospin qui vie dans l'ipocrisie totale ,quel plaisir de casser une femme apres avoir perdu les election "on ne quite pas un bateau qui coule on reste avec son equipage jusqu'au bout et pas autant de raisonnement .

  • Marc, le 13/11/2007 à 14h20

    Effectivement, je pense aussi que le gouvernement cherche l'affrontement mais il a parfaitement raison. Il faut casser dans l'esprit de certains l'idée que c'est la rue qui dirige le pays. Pour ma part, je suis prêt à supporter des mois de greve s'il le faut pour casser le modèle et enfin ne plus voir des syndicats qui ne sont pas représentatifs manipuler scandaleusement l'opinion et diriger la France en lieu et place des élus. Merci de me publier.

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