Accord fragile entre patronat et syndicats

le 11 janvier 2008 à 18h03 , mis à jour le 11 janvier 2008 à 23h08

Les syndicats ont annoncé qu'ils allaient confier à leurs instances le soin de se prononcer sur l'éventuelle signature de l'accord.

négociation marché du travailLa négociation sur le contrat de travail entre syndicats et patronat le 10 janvier 2008 © TF1/LCI

Au terme de quatre mois de discussion, patronat et syndicats ont finalement bien trouvé un accord. Les négociations se sont achevées vendredi soir peu après 21h30 au siège du Medef, après une dernière séance de trois jours. Un accord toutefois très fragile puisque les syndicats vont attendre que leurs instances se prononcent sur le texte avant de le signer. Seule la CGT a clairement indiqué qu'elle recommanderait à son conseil confédéral de voter contre le projet fin janvier.

Gabrielle Simon (CFTC) qui a été la première à annoncer l'achèvement des discussions s'est dite "mitigée" sur les résultats de cette négociation que la délégation va soumettre à ses instances lundi. "Je ne vais pas être dithyrambique, il y a des points importants qui n'ont pas été obtenus", a-t-elle expliqué. "La CFDT a des vraies satisfactions et de profonds regrets", a dit de son côté Marcel Grignard, secrétaire national de la CFDT. Alain Lecanu s'est lui dit incapable de "dire quelle sera la position de la CFE-CGC" une fois qu'elle aura "pesé exactement ce que représente cet accord".

En fin d'après-midi déjà, un accord semblait proche. Selon des membres de la CGT et de la CFDT, les patrons ne s'arc-bouteraient plus sur la période d'essai de 3 mois pour les CDI des non-cadres et celle de 6 pour les cadres. Ils accepteraient un à deux mois pour les ouvriers et employés, deux à trois mois pour la maîtrise et trois à quatre mois pour les cadres. 

Un CDD à objet précis

Le projet prévoit également la création à titre expérimental d'un CDD à objet précis pour une durée de 18 à 36 mois, et non plus un CDI comme initialement proposé par le patronat. Le patronat aurait par ailleurs lâché du lest à propos du transfert du droit individuel à la formation (DIF). Il serait prêt désormais à accepter que le salarié devenant chômeur puisse garder 100% des droits acquis, contre 50% dans ses propositions ultérieures. En revanche, le patronat n'a pas accepté de modifier le mode de validation des ruptures de CDI "à l'amiable" qui seront donc homologuées par la direction départementale du travail. L'absence de réponse au bout de 15 jours vaudra acceptation. Les syndicats souhaitaient une validation par le conseil des prud'hommes. 
 
Avant même que l'accord soit signé, la CGT annonce qu'elle n'entend pas le signer. Selon Maryse Dumas, le projet, malgré les dernières concessions apportées par le patronat, est "déséquilibré" et comporte "plus de dangers que de points positifs". Cette négociation, entamée en septembre et concernant 18 millions de salariés du secteur privé, doit déboucher sur un projet de loi qui, en cas d'accord, reprendra son contenu et en cas d'échec, relèvera de la responsabilité du gouvernement.

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le 11 janvier 2008 à 18:03
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9 Commentaires

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  • Pierre, le 11/01/2008 à 22h21

    Un déséquilibre est toujoursdangereux la chute n'est pas loin. Les patrons oublient un peu trop souvent qu'ils ont besoin des ouvriers pour remplir leur poches...

  • Liliane, le 11/01/2008 à 20h08

    Le jour où la CGT sera responsable et signera un accord, les poules auront des dents !

  • ESCACH, le 11/01/2008 à 19h49

    La CGT a pris la bonne décision, ne pas signer et laisser le gouvernement a ses responsabilités

  • Luc, le 11/01/2008 à 19h38

    Bravo !!! Et faisons un rêve , si les représentants des salariés et des patrons travaillaient dans l'intérêt de tous !!!

  • Toto, le 11/01/2008 à 19h17

    De quoi on ce plaint dans le public la periode d'essai est d'un an ,alors stop!merci de me publier pour une fois

  • Sebastien, le 11/01/2008 à 19h16

    Je suis désolé, ces gens là ne représentent pas les 18 millions de salariés du privé en France, de nombreuses entreprises n'ont aucune représentation syndicale.

  • Gerald, le 11/01/2008 à 18h48

    Une fois de plus, au lieu de jeter le Code du travail là où il serait le mieux: au fond d'une poubelle, on fera un tout petit ravaudage sans effet. Pauvre France!

  • J-Yves, le 11/01/2008 à 18h47

    Les syndicats ne changeront jamais. Air Liberte, ca doit etre le Passé. Ce qui compte c'est pas de sauver un emploi, mais une entreprise qui peut en creer ou fermer boutique et mettre tout le monde a la porte.

  • Gildas, le 11/01/2008 à 18h39

    Si vous n'embauchez plus, avec qui je vais jouer à la bataille navale.

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